Le Grand Prix du Canada est la septième des 21 épreuves de la saison et, même si les pilotes doivent en principe disputer sept Grands Prix avec chacun des trois groupes propulseurs qui leur sont proposés, Ferrari et Renault ont décidé d'y aller déjà avec de nouveaux moteurs, plus puissants.

Mis à jour le 8 juin 2018
Michel Marois
Michel Marois LA PRESSE

Ce ne sera pas le cas chez Mercedes. « C'était notre plan en raison de l'importance de la puissance sur ce circuit », a expliqué hier Lewis Hamilton, en point de presse. « Malheureusement, malgré tous les efforts de l'équipe, cela n'a pas été possible. Et même si les moteurs doivent en principe toujours offrir les mêmes performances, c'est évident que les nôtres seront un peu moins puissants, surtout en comparaison avec les nouveaux moteurs de nos concurrents. »

Hamilton s'inquiète donc un peu : « Cela pourrait être un Grand Prix difficile. Ce circuit exige beaucoup de puissance et les nôtres vont atteindre leurs limites d'endurance. J'espère qu'ils seront assez fiables pour aller au bout du week-end. »

« Cela dit, j'ai quand même réussi à sauver beaucoup de kilomètres en ne roulant pas de façon excessive lors des six premiers week-ends de Grand Prix. Je crois que mon moteur est encore en excellent état. »

- Lewis Hamilton

Les groupes propulseurs de Mercedes sont réputés être les plus puissants du plateau avec près de 1000 ch. Ferrari et Renault se sont toutefois rapprochés cette saison et les nouvelles évolutions qu'ils doivent présenter cette semaine vont encore diminuer l'écart.

Mais les Mercedes, et tout particulièrement Hamilton, semblent avoir une bonne marge sur le circuit Gilles-Villeneuve. Sebastian Vettel, principal concurrent du Britannique dans la lutte pour le titre mondial, a d'ailleurs souligné : « Avec cette génération de moteurs, l'usure n'est pas vraiment un problème. La puissance reste stable pendant très longtemps, bien plus en tout cas que ce que nous demandons aux moteurs. »

LES YEUX SUR LA MARQUE DE SCHUMACHER

Déjà six fois vainqueur à Montréal, Hamilton pourrait égaler dimanche la marque de sept victoires de Michael Schumacher. Le quadruple champion du monde, qui avait remporté la première victoire de sa carrière sur le circuit Gilles-Villeneuve en 2007, a dominé les trois dernières présentations de l'épreuve.

« C'est certainement l'un de mes Grands Prix préférés, sinon mon préféré, a-t-il avoué. Cette première victoire remonte à très, très longtemps, mais je me souviens que cela avait été le week-end le plus extraordinaire de ma vie jusque-là !

« J'adore le site, la ville, et le public m'a toujours soutenu avec enthousiasme. Mais honnêtement, je ne peux expliquer pourquoi j'ai obtenu tant de succès ici. La nature de certains circuits convient mieux à mon style de pilotage et celui-ci est vraiment de ceux-là !

« Ce n'est pourtant pas un circuit difficile, avec ses longues lignes droites et ses chicanes, mais j'aime rouler près des murs, aller toujours à la limite, et c'est ce qu'il faut faire ici pour obtenir de bons résultats. »

Qu'il soit gêné ou pas par la puissance de son moteur, Lewis Hamilton sera assurément encore le favori du Grand Prix du Canada, dimanche.