Depuis belle lurette, le moteur des voitures de course est soit au-dessus des roues arrière, comme en F1, soit dans une position centre-arrière, comme aux 24 heures du Mans. La GT-R Le Mans Nismo montrée la semaine dernière par Nissan enfreint toutes ces règles: c'est une traction avant avec un moteur en avant.

Denis Arcand LA PRESSE

Nissan va inscrire la GT-R au Mans dans la catégorie LMP1 ultra-compétitive et ultra-high-tech dominée par Audi depuis plusieurs années. Le V6 à essence de 3 litres de la GT-R est décrit par Nissan comme «plutôt conventionnel», mais le système de récupération de l'énergie cinétique (SREC) est très original.

L'énergie récupérée quand la voiture ralentit est appliquée en priorité aux roues avant. Mais si les pneus larges de 14 pouces ne peuvent appliquer efficacement toute la force générée par les 1250 chevaux du moteur et du SREC, l'énergie excédentaire des accélérations est transférée vers les roues arrière (larges de 9 pouces) par le truchement d'un long arbre de transmission et de deux boîtes de vitesse, une au-dessus de chaque roue arrière.

Oui, vous avez bien lu, les pneus avant sont plus larges que les pneus arrière. Avec le V6 de 3 litres en avant, le poids de la GT-R n'est pas distribué également sur les quatre roues. C'est voulu: Nissan veut profiter au maximum des avantages de conduite de la traction avant et l'aérodynamisme a été fait pour concentrer la pression verticale en avant.