(Washington) Au moins 41 313 amateurs de baseball de la région de Washington n’ont pas été admis au stade des Nationals, lundi. Mais Hayden Bluth est le seul à s’y être présenté en réclamant qu’on lui vende un billet pour qu’il puisse assister au match.

James McCarten
La Presse canadienne

Bluth, un partisan des Mets de New York de la banlieue d’Arlington, en Virginie, est l’auteur de cette manifestation en solo à l’extérieur du domicile des champions de la Série mondiale, censés affronter de nouveau les Blue Jays de Toronto, mardi soir, après leur revers de 4-1 subi la veille.

« Vendez-nous des billets ! »

Lors de chacun des quatre derniers matchs, Bluth s’est livré à une longue veillée en solitaire, criant « Vendez-moi des billets », en plus de porter une pancarte avec la même phrase écrite à la main. Pendant ce temps, les matchs sont joués dans ce stade en plein air devant plus de 41 000 sièges abandonnés. Les sons du match, y compris les sons de foules préenregistrés, sont audibles de la rue.

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Hayden Bluth avec sa pancarte réclamant : « Vendez-nous des billets », avant le match opposant les Nationals de Washington à son équipe préférée, les Mets de New York.

« Nous sommes à l’extérieur présentement et je veux bien mettre mon masque », a déclaré Bluth, son couvre-visage dans ses poches, compte tenu de l’absence de gens autour par temps torride de 35 degrés Celsius.

Il n’a rien contre le port du masque

Je suis prêt à mettre mon masque et m’asseoir au deuxième ou troisième balcon, à distance sécuritaire des autres partisans. Je ne vois pas pourquoi c’est moins sécuritaire de se rendre au stade qu’au restaurant de l’autre côté de la rue.

Hayden Blut

En octobre dernier, les Nationals étaient au centre de l’univers baseball, remportant la Série mondiale en sept matchs. Neuf mois plus tard, les tableaux demandent toujours aux gens de « faire du bruit », même s’il n’y a personne dans l’enceinte et que les fausses balles et circuits ricochent bruyamment sur les sièges inoccupés.

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Hayden Bluth hurlait « Vendez-nous des billets ! », le mme message que celui de sa pancarte. Sa manifestation en solo n’a donné aucun résultat et les portes sont restées fermées.

Bluth écoute les matchs sur son téléphone, mais la diffusion est différée d’au moins 30 secondes, si bien quil voit parfois une partie de l’action sur l’écran géant, partiellement visible de la rue, bien avant d’entendre le jeu dans ses écouteurs-boutons.

Si l’homme est au courant des statistiques et du nombre de décès aux États-Unis, il souhaite seulement exprimer son point de vue.

Je ne veux pas avoir l’air insensible de quelque façon que ce soit, mais le monde continuera de tourner et nous devons vivre de façon sécuritaire.

Hayden Blut

Bluth a donné en exemple le cas d’Eric Sugarman, le responsable du contrôle des infections chez les Vikings du Minnesota. Sugarman a confirmé lundi que plusieurs membres de sa famille et lui-même ont contracté la COVID-19. Le commissaire de la NFL, Roger Goodell, a depuis annulé tout le calendrier préparatoire de la ligue.

« Tandis que je respecte ici la quarantaine, il est clair que le virus ne fait aucune discrimination, a déclaré Sugarman par communiqué. On doit continuer de le prendre au sérieux. J’encourage les gens à prendre les précautions nécessaires et de respecter les règles mises de l’avant par les autorités locales et nationales. »

Pour Bluth, il s’agit d’un signe clair que nous devons cessez d’éviter la menace.

Si ceux qui tentent de nous protéger ne peuvent se protéger eux-mêmes, il est temps d’admettre que le virus n’est qu’un virus et que nous devons en tenir compte, mais vivre notre vie de la meilleure façon possible.

Hayden Blut

Lundi, l’ouverture locale des Marlins de Miami a été reportée en raison d’une éclosion de cas au sein de l’équipe. le match entre les Yankees de New York et les Phillies de Philadelphie a aussi été reporté : les Yankees devaient utiliser le vestiaire que venaient de quitter les Marlins au Citizens Bank Park.

Pour le gérant des Blue Jays de Toronto, Charlie Montoyo, plusieurs défis demeurent à être relevés. Particulièrement le mois prochain, alors que les Jays doivent accueillir les Marlins au Sahlen Field de Buffalo. Les Torontois ont aussi deux autres séries à jouer contre les Rays de Tampa Bay, une en Floride, l’autre à Buffalo, en plus de devoir rendre visite aux Marlins en septembre.

Selon lui, ce qui est arrivé aux Marlins « pourrait arriver à n’importe quelle équipe ».

« Du moment où nous avons quitté le Canada, il y avait des inquiétudes. On doit suivre les protocoles, a dit Montoyo. Ce ne sera pas facile. »