(Toronto) Justin Verlander n’avait qu’une chose en tête après avoir réussi un match sans point ni coup sûr face aux Blue Jays de Toronto, dimanche.

Tim Wharnsby
La Presse canadienne

« Où est Toro ? », a crié le lanceur des Astros de Houston avec un large sourire, souhaitant saluer son coéquipier québécois.

Verlander a retiré 14 frappeurs sur des prises et a accordé un seul but sur balles dans une victoire de 2-0 des Astros, tandis qu’Abraham Toro — le troisième-but recrue originaire de Longueuil — a généré l’offensive en claquant un circuit de deux points en début de neuvième manche.

Toro a ensuite participé au dernier retrait, qui permettait à Verlander de réussir un troisième match sans point ni coup sûr en carrière. Toro a récupéré un roulant de Bo Bichette et a réussi le relais au premier but.

« Je ne pourrais pas être plus heureux pour le jeune, a dit Verlander, qui est âgé de 36 ans. C’est un moment incroyable pour lui, qui vient du Canada, de faire ça, puis de faire le dernier retrait. C’est un moment spécial pour lui et je suis heureux de pouvoir célébrer avec lui. »

Le coup de canon de Toro a été réussi après qu’Alex Bregman eut accueilli le spécialiste des fins de match des Jays Ken Giles (2-3) avec un double au champ droit.

Toro a fait ses débuts dans les Majeures le 23 août. Frappeur ambidextre âgé de 22 ans, il a effectué sept départs depuis son rappel et les Astros présentent un dossier de 6-1 quand il fait partie de la formation partante. Il avait frappé son premier circuit en carrière jeudi, face aux Rays de Tampa Bay.

« C’était une belle sensation, a dit Toro. Tout le monde dans l’abri a viré fou parce que tout le monde était conscient du moment.

“C’est irréel. Premier match sans point ni coup sûr, première fois que je joue au Canada en tant que professionnel. Je vais m’en souvenir toute ma vie. »

Il s’agissait pour Verlander d’un deuxième match sans point ni coup sûr face aux Jays. Il avait aussi réussi l’exploit le 7 mai 2011, également au Rogers Centre.

« J’avais des mauvais souvenirs des quelques occasions où j’ai saboté ça en neuvième », a raconté Verlander.

« Depuis que j’ai réussi mon deuxième, je pense que j’ai bousillé deux occasions en neuvième et d’autres en huitième. J’étais aussi conscient de l’aspect historique. »

Verlander est l’un des six lanceurs à avoir réussi au moins trois matchs sans point ni coup sûr en carrière. Les autres sont Nolan Ryan (sept), Sandy Koufax (quatre), Bob Feller (trois), Cy Young (trois) et Larry Corcoran (trois).

En neuvième, Verlander (17-5) s’est fié à sa rapide. Brandon Drury a frappé un roulant à l’arrêt-court, Reese McGuire a été retiré sur des prises, puis Bichette a frappé un roulant à Toro.

« Je voyais vraiment bien la balle. À ma dernière présence, j’ai fait de bons ajustements. Honnêtement, je pensais l’avoir, mais il a réussi un bon tir », a raconté Bichette.

« Il est le lanceur le plus agressif que j’ai affronté, a-t-il ajouté. Beuaocup de gars vous attaquent d’une manière la première fois, puis d’une autre ensuite. Lui, il continuait à attaquer. Il n’a pas fait beaucoup d’erreurs. »

Verlander a retiré les 25 derniers frappeurs qu’il a affrontés.