Le tapis, on l'aime pour sa texture, on l'aime pour sa douceur, sa chaleur, ses couleurs. Les modes passent, mais les tapis restent. Peut-être ne sont-ils plus mur à mur comme dans les années 70, peut-être ont-ils moins de fleurs, mais ils continuent d'orner les halls d'entrée, les salles à manger, les couloirs, ou le devant du foyer.

Publié le 23 mars 2011
Lise Fournier LE SOLEIL

Des tapis, on en trouve dans toutes les gammes de prix. Il y a ceux tissés à la main selon les traditions du Maghreb, du Tibet, de l'Inde, de la Roumanie, de la Turquie et il y a ceux de l'industrie, moins chers et marqués du sceau de l'innovation. Or, qu'il soit de laine, de soie, de chanvre, de sisal, de viscose ou d'acrylique, le choix d'un tapis répond à un besoin. Pour les collectionneurs, le tapis ou la carpette est associé à une oeuvre d'art qu'on espère transmettre à ses enfants ou petits-enfants. Mais de façon plus terre à terre, le tapis sert à réduire le bruit, à garder les pieds au chaud, à réchauffer l'ambiance d'une pièce.

Marie-Claude Trudel, designer chez Couvre-plancher André Labrecque, observe une demande croissante pour les tapis à motifs géométriques. «Les cercles, entre autres, sont très populaires, dit-elle. Des motifs qui répondent aux intérieurs contemporains des Québécois.» Généralement, les couleurs sont plutôt sobres sauf au rayon des petites carpettes où l'audace s'exprime à volonté.

Le mur à mur dépassé

Par contre, le tapis mur à mur est un peu dépassé à l'exception des espaces à bureaux où on apprécie leurs propriétés antibruit. Mais dans les résidences privées, la popularité va aux tuiles de tapis qui permettent de créer un design personnalisé, souligne encore Mme Trudel, en plus d'être faciles à poser. Autre avantage non négligeable, il est possible de changer une seule tuile en cas d'accroc ou d'une tâche impossible à faire partir. Précisons que la mode des sous-sols en moquette est aussi révolue simplement parce que les propriétaires craignent davantage les refoulements d'égout et autres dégâts d'eau, et ce, même si les produits manufacturés sont traités contre la moisissure et les taches.

La multiplication des problèmes d'allergies chez les enfants a aussi créé de nouvelles habitudes de vie. C'est ainsi que les tapis ont progressivement disparu des chambres à coucher pour être remplacés par des revêtements de bois ou de céramique.

Or, pour les inconditionnels de la moquette, les choix sont quand même grands. Des catalogues entiers. Poils courts, longs ou ras, des mélanges de bouclé et de rasé qui forgent des reliefs et apportent une nouvelle dynamique au design.