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Une maison bien vivante dans un village assoupi

Une cuisine où chaque objet a sa place.... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil)

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Une cuisine où chaque objet a sa place.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

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Avec ses magnifiques planchers de bois fraîchement cirés, le salon reluit.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

Ginet Leblond et Marc Fortin s'épaulent depuis 15 ans pour redonner son cachet à leur vieille maison de l'île d'Orléans. Fin connaisseur d'antiquités, Marc récupère bouts de bois et meubles rustiques pour que Ginet y dessine le Québec d'un autre siècle.

Leur rencontre est une belle histoire. Vingt ans après s'être séparés, ils se sont retrouvés dans le Vieux-Port de Québec. Ils ne croient pas au hasard. Ils parlent de «synchronicité».

Ils forment une équipe. Chacun complète les phrases de l'autre. Marc offre le café et le sucre à la crème pendant que Ginet montre son atelier. Il apprête les portes et les vieux panneaux de bois qui servent de support aux oeuvres de sa douce.

Leur maison de 1831 est pleine de meubles antiques québécois sur lesquels Ginet a peint des scènes de la vie quotidienne du XIXe siècle. Ce sont eux qui donnent aux pièces leur animation et leur âme.

 Du côté du fleuve, dans le village de Saint-Jean assoupi pour l'hiver, Marc et Ginet donnent l'impression de vivre au paradis. Il y a neuf ans qu'ils habitent cette maison qui «manquait de soins» depuis longtemps.

 L'artisan Omer Labbé a restauré toutes les fenêtres, dont Marc a taillé un à un les carreaux dans du verre rudimentaire d'autrefois.

Écouter le meuble

Ginet a aménagé son atelier dans ce qui fut successivement une cuisine d'été et un garage. Elle peint tous les matins, alors que Marc distribue le courrier dans les rues de Beauport. Son travail de facteur lui laisse du temps pour écumer la ville en quête de trésors. «La récupération est en vogue, ces années-ci, observe-t-il. Mais nous, on fait ça depuis longtemps.» Qu'il déniche une table bancale ou une armoire sur le retour, il n'a qu'une attitude: «écouter le meuble».

Outre le frigo, le canapé de cuir et le foyer, tout n'est qu'antiquité, au rez-de-chaussée comme à l'étage. Le poêle Bélanger a été converti à l'électricité, le four a été camouflé derrière un panneau peint par l'artiste et l'évier a été encastré dans une coiffeuse ancienne. Leur recherche d'authenticité force le respect.

 Pour se préparer à la visite du Soleil, Marc a ciré les magnifiques planchers de bois. La maison reluit. Ça sent la tarte aux pommes. Et le fleuve s'est mis de la partie pour charrier ses glaces grises avec un fracas dramatique.

Au premier, l'atmosphère est apaisante, car les chambres sont moins chargées. Au fond, dans la plus grande où le bleu domine, Ginet échappe ce commentaire : «Ici, on est au ciel!» Ce sont les quartiers de leurs deux petits-enfants de cinq ans.

Sous son toit mansardé, leur propre chambre est plutôt sombre. Le lit de métal est recouvert d'une couverture immaculée, minutieusement brodée à une époque où la télé n'existait pas.

 On s'y sent comme dans un cocon. On a envie de s'attarder et de redemander un morceau de sucre à la crème.

 




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