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Visite chez un collectionneur d'antiquités

Un «escalier de meunier» trouvé sur le chemin,... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil)

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Un «escalier de meunier» trouvé sur le chemin, à Boischatel.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

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Le musée de Bernard contient des milliers de boîtes d'aiguilles de gramophone, des vides, des pleines, des rondes, des carrées, des triangulaires, en forme de pyramide.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

Bernard se passionne pour les boîtes d'aiguilles de gramophones. Il en possède «une couple de mille», qu'il expose dans un charmant musée aménagé pour elles dans sa maison ancestrale de Boischatel.

 Une chouette petite pièce orientée plein nord sert d'écrin à ces minuscules objets, dont la majorité des gens ne soupçonnent pas l'existence. Les murs rouge sombre donnent du relief à leurs présentoirs de chêne.

Grâce aux explications de Bernard, la revue de leur contenu devient un véritable cours d'histoire. Il nous apprend ainsi que l'Angleterre et l'Allemagne fabriquaient les plus belles à cause de leurs aciéries.

 Les boîtes québécoises et canadiennes étaient souvent en carton. N'empêche, le collectionneur en possède une, entre autres, aux couleurs du magasin Robitaille, dont un tatoueur a pris la place, à l'angle du boulevard Langelier et de la rue Saint-Vallier Est, dans Saint-Roch.

 Vacances et antiquités

 Bernard et sa Cécile profitent de leurs vacances pour écumer les antiquaires et nourrir «leur plaisir de l'anticipation». À Trois-Rivières ou dans les Laurentides, à Paris ou à Isle-sur-Sorgue, en France, ils finissent toujours par dénicher une boîte inédite ou un rutilant gramophone qui crachotera un son suranné et exquis.

 Ces amoureux des antiquités ont trouvé leur paradis à Boischatel il y a un an. Ils ont quitté leur jumelé de Sainte-Foy avec les meubles et le patrimoine familial pour cette maison de 1850 qui semblait les attendre.

 La cuisine et les salles de bains avaient été rénovées. Il ne lui fallait que de légères améliorations... Quarante-sept gallons de peinture plus tard, la voilà sur son 31.

Au rez-de-chaussée, Cécile et Bernard lui ont rendu ses planchers de bois après les avoir dépouillés de leurs tapis, de leurs sous-tapis et de leur contre-plaqué. Le plafond de la salle à manger a retrouvé ses caissons que d'anciens propriétaires jugeaient sans doute démodés.

 Le vestibule, lui, a été embelli avec des lambris et un papier peint à grosses fleurs. L'harmonium de 1887 trône là, comme un signe de bienvenue.

 Les murs ont 24 pouces d'épaisseur. Vous imaginez la beauté des fenêtres enfoncées dans la pierre et surmontées de caissons !

 Les plantes s'épanouissent sur leurs rebords accueillants. Cécile tarde à confectionner des rideaux à ces fenêtres impeccables qui se satisfont d'arbres et de crémones.

 Tout dans cette maison témoigne d'un infini respect pour l'héritage familial. Dans la chambre principale, Cécile s'émeut devant le «coffre d'espérance» de son arrière-grand-mère maternelle qui y rangeait son «trousseau».

 Une cousine lui a donné des lampes de tôle qui appartenaient à une aïeule. Dans la salle à manger, une carpette crochetée par la grand-mère de Bernard est étendue devant une jolie bergère.

Régime français

 Si les murs pouvaient parler, ils raconteraient leurs mémoires du Régime français. Pendant les rénovations, Bernard et Cécile ont découvert une portion de solage datant de cette époque.

 Et au grenier, dans l'antre de leur fille Gabrielle, le mur de pierre a été témoin de la guerre entre Français et Anglais. Combien d'âmes circulent dans cette maison?

 




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