Passion pliage

Le pliage gagne en popularité.... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Le pliage gagne en popularité.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

Le pliage est partout. De l'origami à l'himmeli, en passant même par les oeuvres d'art, il donne de la profondeur aux objets ainsi qu'un peu... de perspective.

Le poids du papier

L'artiste visuel Jason Cantoro a grandi dans l'est de Montréal dans les années 80 et 90. Puisqu'il utilisait beaucoup les transports en commun, il s'est mis à plier les correspondances de métro, comme c'était la mode à l'époque, pour passer le temps.

« À Montréal, le mot s'était vraiment passé, et il y avait plusieurs personnes qui étaient capables de faire ce pli dans le transfert », explique-t-il en entrevue téléphonique.

Il était loin de savoir qu'un jour, ce simple hobby lui permettrait de gagner sa vie. Effectivement, plusieurs années plus tard, il a repris ce principe avec les correspondances, mais à plus grande échelle. Le public a adoré revoir ces jolis plis format géant. « Il y a vraiment eu un engouement pour cette oeuvre-là, parce que c'était un classique montréalais dans les années 90 », lance celui qui a fait revivre le phénomène.

De fil en aiguille est née la série The Paper Trail, qui inclut toutes sortes de papiers : des correspondances, mais aussi des billets de 2 $ ou encore des tickets de pièces de théâtre, de films (Titanic !) ou de spectacles (comme Arcade Fire).

« C'est comme de l'origami, mais grand format, explique Jason Cantoro. Souvent, les gens vont faire de l'origami, mais c'est tout petit. »

Accrochées au mur, ces oeuvres font belle figure dans un appartement, dans une chambre d'hôtel ou dans les espaces publics. Aussi, elles représentent toute l'importance du pouvoir qui est contenu dans ces petits bouts de papier. « Une fois plié, le pli donne une force au papier, poursuit Cantoro. J'y vois une forte allégorie avec le fait que ces papiers-là représentent des permissions dans la société. »

Même si, paradoxalement, ce même papier est aussi, par définition, éphémère. « Cette dichotomie-là était intéressante : ces morceaux représentent des choses toujours importantes, mais en même temps, ils sont faits pour briser, se dissiper ou être perdus. »

Lui, de son côté, leur donne une pérennité au travers de son art. La boucle est bouclée !

Origami pour adultes

Un couple d'Ottawa a décidé d'emmener l'origami à un tout autre niveau. Adrian et Britta ne se contentent pas de plier le papier : ils l'utilisent pour créer des structures en trois dimensions représentant des renards, des pandas et autres pingouins qui deviennent ensuite de jolis objets décoratifs.

« Ce sont comme des casse-têtes en trois dimensions. C'est la façon la plus simple de l'expliquer », résume Adrian-Filip Ocneanu, cofondateur de Low Poly Crafts avec Britta Evans-Fenton.

Même si ces sympathiques créatures plairont aux enfants, il s'agit avant tout d'un passe-temps pour adultes. Surtout que de la colle est impliquée dans le processus ! Rien n'empêche toutefois de s'y atteler en famille, petits et grands inclus. 

Une chose est certaine : occuper ses mains est une excellente façon de se vider l'esprit, estime Adrian-Filip. « C'est bien connu que l'artisanat est un passe-temps vraiment relaxant. C'est la parfaite excuse pour déconnecter. »

Une fois l'oeuvre terminée, on peut la garder à la maison (car outre les animaux, on trouve des représentations de petits cactus, de cornets de crème glacée et même de gramophones !) ou la donner à quelqu'un pour son anniversaire, par exemple. « Il y a un bel aspect de fonctionnalité et d'utilité pour ces items une fois qu'ils sont faits », dit Adrian-Filip.




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