Il y a une vingtaine d'années, l'arbre inusité avait bel et bien identifié par les propriétaires d'un terrain, à deux pas de frontière américaine.

Pierre Gingras LA PRESSE

Mais ce n'est que tout récemment, en juillet dernier, que les scientifiques ont officialisé leur découverte: le platane occidental (Platanus occidentalis).

Selon le chercheur Jacques Brisson de l'Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l'Université de Montréal, restait à démontrer si l'arbre à deux troncs dont l'âge pourrait se situer entre 60 et 120 ans est arrivé là naturellement où s'il a été planté. Or il semble bien que son implantation soit naturelle.

Voilà donc qu'une nouvelle espèce fait dorénavant partie de la flore québécoise qui en compte une soixantaine.

La dernière découverte, celle du pin rigide, date de plus de 50 ans. M. Brisson est confiant qu'on découvrira d'autres spécimens du platane occidental, une espèce plutôt frileuse, à la limite nordique évidemment de son aire de distribution. Il estime d'ailleurs qu'il n'est pas impossible que le chêne noir et le chêne jaune, deux espèces américaines, puissent aussi croître quelque part dans le sud du Québec.