(Washington) L’ancien avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, et trois autres alliés de l’ex-président ont été assignés mardi à témoigner auprès de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’assaut du Capitole.

Publié le 18 janvier
Agence France-Presse

Rudy Giuliani, maire de New York au moment du 11-Septembre et un des plus proches alliés de Donald Trump, est accusé d’avoir activement fait la promotion des allégations de fraude électorale à la présidentielle de 2020, et d’avoir tenté de convaincre des élus locaux d’aider à annuler des résultats du scrutin.

Il a été assigné à témoigner le 8 février devant la commission parlementaire dite « du 6 janvier ».

Celle-ci cherche à établir la responsabilité de Donald Trump et de son entourage dans l’assaut du siège du Congrès par plusieurs centaines de ses partisans, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival Joe Biden à la présidentielle.

« La commission spéciale se penche sur les raisons qui ont contribué à la violence du 6 janvier, notamment les tentatives de promouvoir des allégations non étayées de fraude électorale », a indiqué l’élu démocrate Bennie Thompson, qui la préside, dans un communiqué.

Une autre avocate de Donald Trump, Sidney Powell, est aussi appelée à comparaître devant ces élus à la même date.

Avec Rudy Giuliani, elle avait, lors d’une conférence de presse particulièrement déroutante, fait la promotion de thèses conspirationnistes, accusant pêle-mêle le Venezuela, Cuba et les démocrates d’avoir ourdi un complot électoral.

D’autres proches de Donald Trump, comme son ancien chef de cabinet Mark Meadows, ont déjà été visés par ces assignations à comparaître. Mais fidèles aux injonctions de l’ancien président qui qualifie la commission de « partisane », ils ont refusé de coopérer.

La commission qui avance à marche forcée a toutefois dit avoir déjà entendu près de 400 témoins.

Il y a de fait urgence : elle souhaite à tout prix publier ses conclusions avant les élections de mi-mandat, en novembre 2022. Si les démocrates perdent le contrôle de la Chambre lors du scrutin, elle risque en effet d’être dissoute par les républicains.