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ONU: Pyongyang accuse le Conseil de sécurité de «mensonges»

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Le ministre des affaires étrangères nord-coréen, Ri Su Yong.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le ministre des affaires étrangères nord-coréen Ri Su Yong a accusé samedi le Conseil de sécurité de «mensonges» et de «partialité» et a appelé à le réformer d'urgence, dans un discours devant l'Assemblée générale.

C'était la première fois depuis 15 ans qu'un responsable nord-coréen de ce niveau intervenait devant l'Assemblée.

Dans un communiqué, l'ONU a estimé que la présence de M. Ri Su Yong «était un signe de l'attachement du gouvernement nord-coréen au programme d'action des Nations unies».

«Le Conseil de sécurité ne devrait plus servir de forum pour énoncer des mensonges», a affirmé le ministre, l'accusant de «faire preuve de partialité à l'extrême».

«Le Conseil ne tient pas compte des meurtres de civils palestiniens par Israël, qui est protégé par un membre permanent (en référence aux États-Unis, ndlr), mais il met en cause de manière sélective le gouvernement syrien», a expliqué M. Ri. «Ces pratiques injustes sont intolérables».

«Aucune tentative pour contrevenir à la souveraineté de la Syrie sous couvert de lutte contre le terrorisme ne devrait être faite», a-t-il affirmé en référence aux raids aériens américains et arabes contre les jihadistes en Syrie.

Le ministre a aussi critiqué l'absence de réaction du Conseil de sécurité quand Pyongyang a protesté cet été contre des manoeuvres militaires annuelles américano-sud-coréennes. La Corée du Nord avait alors demandé une réunion d'urgence du Conseil. «Mais le Conseil a tourné le dos», malgré le caractère «dangereux et agressif» des manoeuvres, a souligné M. Ri.

Il a enfin estimé que le Conseil de sécurité «n'avait aucune autorité» pour interdire à Pyongyang de se livrer à des activités nucléaires ou balistiques sous peine de sanctions. «L'ONU n'est pas une monarchie et le Conseil de sécurité n'est pas le sénat», a-t-il lancé en appelant à «réformer le Conseil de sécurité sans tarder».

«La question nucléaire relève de la souveraineté» et ne sera réglée que quand les États-Unis «mettront fin à leur politique agressive» envers la Corée du Nord, a-t-il réaffirmé.

Plusieurs résolutions des Nations unies interdisent à la Corée du Nord d'avoir des activités balistiques ou nucléaires. Le Conseil de sécurité a condamné Pyongyang début juillet pour ses récents tirs de missiles.

M. Ri a été reçu samedi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Celui-ci a souhaité que les deux Corées progressent par le dialogue «vers une péninsule coréenne dénucléarisée et en paix» et a exprimé «son inquiétude à propos de la situation humanitaire», selon un communiqué de l'ONU.




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