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Inde: rencontre Kerry-Modi pour réchauffer les relations bilatérales

Le secrétaire d'État américain John Kerry, en visite... (PHOTO LUCAS JACKSON, AFP)

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Le secrétaire d'État américain John Kerry, en visite officielle en Inde, a rencontré vendredi à New Delhi le nouveau premier ministre Narendra Modi.

PHOTO LUCAS JACKSON, AFP

Shaun TANDON
Agence France-Presse
NEW DELHI

Le secrétaire d'État américain John Kerry a rencontré vendredi à New Delhi le nouveau premier ministre indien Narendra Modi, une visite destinée à réchauffer le climat des relations entre les deux pays, qui s'est détérioré au cours des derniers mois.

Cette visite de trois jours de M. Kerry en Inde est aussi destinée à préparer une visite du dirigeant nationaliste hindou aux États-Unis cette année. Il y a presque dix ans, en 2005, il avait été interdit de visa par les États-Unis, en raison d'émeutes anti-musulmanes ayant fait plus de 1000 morts dans l'État indien qu'il dirigeait à l'époque.

Dans un éditorial cosigné avec le secrétaire américain au Commerce Penny Pritzker dans le journal indien Economic Times de mercredi, M. Kerry estimait que le «partenariat de longue date entre les États-Unis et l'Inde» était sur le point de connaître «une transformation historique».

«En travaillant ensemble, la plus ancienne démocratie du monde et la plus grande démocratie du monde peuvent édifier une nouvelle ère de prospérité partagée et de sécurité pour des centaines de millions de personnes en Inde, en Asie et dans le monde», a souligné M. Kerry.

Au cours des deux dernières décennies, l'Inde et les États-Unis se considéraient comme des alliés naturels, unis par des préoccupations communes concernant l'essor de la Chine et l'expansion de l'extrémisme islamiste.

Mais leurs relations ont notamment été mises à mal en 2013 avec l'arrestation à New York d'une diplomate indienne, soupçonnée d'avoir sous-payé son employée de maison. L'affaire avait provoqué une tempête diplomatique entre les deux pays.

Des allégations selon lesquelles le Bharatiya Janata Party (BJP) de M. Modi a été la cible d'une opération de surveillance menée par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine à l'époque où il était dans l'opposition ont contribué à aggraver la méfiance et les tensions entre les deux pays.

Libre-échange contre sécurité alimentaire

Les entretiens Kerry-Modi ont notamment porté sur le dossier délicat du commerce international, alors que l'Inde a fait échouer jeudi à Genève un accord sur la facilitation des échanges entre les 160 États membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le nouveau gouvernement indien est revenu la semaine dernière sur cet accord pourtant adopté à Bali en décembre 2013, en demandant qu'une solution permanente aux stocks alimentaires soit négociée d'ici au 31 décembre 2014, alors qu'elle avait initialement accepté un moratoire jusqu'en 2017.

John Kerry a fait part vendredi de ses regrets au chef du gouvernement indien, selon un haut responsable américain.

«Nous notons que le premier ministre manifeste la ferme volonté d'ouvrir (l'économie indienne) aux entreprises (étrangères) et de créer des opportunités, c'est pourquoi l'échec du TFA (Trade Facilitation Agreement) envoie un signe ambigu et brouille le message qu'il cherche à faire passer», a déclaré ce responsable.

L'Inde, qui lutte contre la faim depuis son indépendance, achète par exemple des céréales au-dessus des prix du marché à ses agriculteurs et vend de la nourriture à des prix subventionnés à des centaines de millions de pauvres.

Vendredi matin M. Kerry a annoncé depuis New Delhi un accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, théâtre d'une offensive militaire israélienne depuis 8 juillet.




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