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Bangladesh/Rana Plaza: 17 personnes accusées

L'effondrement en 2013 du Rana Plaza, une usine... (PHOTO MUNIR UZ ZAMAN, ARCHIVES AFP)

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L'effondrement en 2013 du Rana Plaza, une usine de confection de vêtements, a fait plus de 1100 morts.

PHOTO MUNIR UZ ZAMAN, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse

La Commission de lutte contre la corruption du Bangladesh a mis dimanche 17 personnes en accusation dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du Rana Plaza, une usine de confection de vêtements dont l'effondrement en 2013 avait fait plus de 1100 morts.

La Commission a porté plainte contre deux des propriétaires du Rana Plaza et trois fabricants de vêtements ainsi que contre des architectes, des ingénieurs et des responsables politiques locaux de la ville de Savar qui avaient approuvé la construction sur neuf niveaux de cet immeuble.

«Le Rana Plaza avait initialement reçu l'approbation le 10 avril 2006 pour être un centre commercial sur six niveaux par les autorités municipales de Savar. Mais ses propriétaires ont ensuite illégalement obtenu la permission de le transformer en un immeuble ayant dix niveaux», a déclaré le porte-parole de la Commission Pranab Bhattacharjee à l'AFP.

«Le maire de Savar, d'autres responsables locaux, les architectes et les propriétaires n'ont respecté aucun des codes de construction du pays pour élever le bâtiment ou le transformer en une fabrique de textiles abritant des machines lourdes telles que des générateurs», a-t-il ajouté.

Les enquêteurs ont conclu que le bâtiment s'était effondré sous le poids des étages supplémentaires et des générateurs.

Un tribunal devrait maintenant officiellement inculper ces 17 personnes qui encourent une peine maximale de sept ans de prison pour violation du code de construction et pour «abus de pouvoir», a-t-on déclaré de même source.

Ce dossier est distinct de celui concernant des accusations de meurtres qui est instruit par la police et vise une quarantaine de personnes. La peine maximale encourue est dans ce cas la peine de mort.

Les accusations de meurtre visent notamment Sohel Rana, un des propriétaires dont le nom avait été donné au bâtiment. Mais il n'est pas concerné par les accusations de la commission de lutte contre la corruption, car son nom n'apparaît pas dans les documents nécessaires à la construction et à la surélévation du Rana Plaza.

«Nous accusons son père et sa mère, car ce sont les propriétaires initiaux du bâtiment et ils ont signé tous les papiers le concernant», a souligné M.Bhattacharjee.

La police accuse notamment Sohel Rana, un ancien responsable du parti politique dominant localement, d'avoir forcé des milliers d'employés à continuer de travailler alors que d'importantes fissures étaient apparues dans le bâtiment la veille de son effondrement.




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