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Viols en Inde: les autorités de l'Uttar Pradesh montrées du doigt

Des militantes de All India Democratic's Women Association... (PHOTO ALTAF QADRI, ARCHIVES AP)

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Des militantes de All India Democratic's Women Association (AIDWA) manifestent à New Delhi pour dénoncer le viol des deux jeunes adolescentes de 12 et 14 ans, le 31 mai.

PHOTO ALTAF QADRI, ARCHIVES AP

Agence France-Presse
LUCKNOW, Inde

De nouvelles affaires de viols en réunion et de meurtres de femmes suscitaient l'indignation jeudi en Inde, le chef de l'exécutif d'un État du nord du pays se retrouvant sur la sellette pour son incapacité à endiguer ces violences.

Les autorités de l'Uttar Pradesh, l'État le plus peuplé du pays, sont mises en causes pour leur inaction depuis fin mai et la découverte de deux adolescentes de 12 et 14 ans retrouvées pendues à un manguier après avoir été violées en réunion. Leurs familles accusent la police d'avoir refusé de les aider.

La police de l'État a annoncé jeudi qu'elle enquêtait sur les circonstances de la mort d'une jeune fille de 19 ans également retrouvée pendue à un arbre, sa famille assurant qu'il s'agit d'un meurtre.

Plus tôt, une femme a accusé quatre policiers de l'avoir violée dans un commissariat de cet État. Mercredi, une femme de 45 ans avait été retrouvée pendue et sa famille a déclaré qu'elle avait été violée et tuée. Selon son mari, elle a été agressée, car elle s'en était pris à des trafiquants d'alcool.

L'Uttar Pradesh est à la traine en matière de développement, de santé et d'éducation. Quelque 23 569 crimes visant des femmes y ont été enregistrés en 2012, classant l'État au troisième rang en termes de criminalité contre les femmes, selon des statistiques officielles.

La présidente de l'organisme public National Commission for Women a exhorté le chef du gouvernement de l'État Akhilesh Yadav à démissionner, jugeant «honteux» leur immobilisme.

Les autorités de cet État «ont non seulement été incapables de protéger les femmes, mais ils n'ont même pas le contrôle de leur police», a-t-elle dit sur la chaine NDTV.

Dans le cas de la jeune femme retrouvée morte jeudi dans le village du district de Moradabad, «le corps a été pendu à l'aide de la dupatta (long foulard) de la jeune fille», a dit un responsable de la police Ashutosh Kumar à l'AFP. Les frères de la victime ont déposé une plainte contre X et soupçonnent un meurtre, a-t-il ajouté.

Dans l'affaire du viol par des policiers, la victime a indiqué avoir été agressée lundi dans la nuit au commissariat du district d'Hamirpur. Elle a déposé plainte mercredi, assurant que l'agression s'était produite après qu'elle eut refusé de verser un pot-de-vin pour obtenir la remise en liberté de son mari. Elle accuse quatre policiers du commissariat.

Le durcissement des lois décidé après le viol en réunion dans un bus et la mort d'une étudiante à New Delhi fin 2012 n'est pas parvenu à enrayer les agressions sexuelles que subissent les femmes en Inde. Un viol survient toutes les 22 minutes dans le pays, selon les chiffres du gouvernement.

Le nouveau premier ministre, Narendra Modi, a demandé mercredi à la classe politique de ne pas faire du viol une affaire politique, estimant que cela revenait à «jouer avec la dignité des femmes», ses premiers commentaires depuis le double viol des adolescentes.

Modi doit rencontrer le chef de l'exécutif de l'Uttar Pradesh jeudi.




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