Un adolescent américain de 13 ans qui milite en faveur d'une réunification des deux Corées et de la transformation de la zone démilitarisée entre les deux pays en un parc consacré à la paix a été interpellé lundi par la police chinoise, près de la place Tiananmen.

ASSOCIATED PRESS

Jonathan Lee venait à peine de déployer une pancarte sur laquelle on pouvait lire «traité de paix» et «DMZ dénucléarisée, forêt de la paix pour enfants» quand un homme qui serait un policier en civil est intervenu pour lui enlever son écriteau et éloigner les journalistes qui avaient été invités par la famille du jeune homme.

Trois ou quatre policiers en uniforme ont ensuite emmené Jonathan Lee et sa mère. Ils ont été détenus pendant quelques heures avant d'être renvoyés à leur hôtel, où ils ont été rejoints par le père et la soeur du jeune militant.

Ils se sont ensuite présentés, seuls, à l'aéroport de Pékin, où ils ont pris un vol à destination de Séoul. Ils n'ont pas voulu émettre de commentaires à l'Associated Press.

Le jeune homme, qui est originaire de Ridgeland au Missouri, tente de convaincre les dirigeants des deux Corées, de la Chine et des États-Unis de collaborer à la réunification de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.

Son père d'origine coréenne, Kyoung Lee, a indiqué par voie de communiqué que son fils a envoyé des lettres aux présidents Barack Obama et Lee Myung-Bak, mais qu'il avait été incapable de rejoindre leur homologue chinois Hu Jintao -d'où la nécessité du coup d'éclat sur la place Tiananmen.

Jonathan Lee s'était rendu en Corée du Nord en août et avait eu droit à une visite guidée de la zone démilitarisée. La rencontre attendue avec le leader Kim Jong-il ne s'était pas concrétisée, mais les dirigeants nord-coréens auraient remis à ce dernier une lettre écrite par le jeune homme.