Plus de 15 000 civils ont fui ces trois derniers jours la zone des combats du nord du Sri Lanka où l'armée de Colombo semble sur le point d'écraser la rébellion séparatiste tamoule, a déclaré le porte-parole de l'armée le général Udaya Nanayakkara.

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«Jusqu'ici 4 600 civils ont rejoint les zones gouvernementales dimanche», a-t-il indiqué. Environ 5 600 personnes ont fui la zone des combats samedi, en plus des 5 000 qui avait déjà pris la route vendredi, portant le total en trois jours à 15 200 personnes, a-t-il ajouté. Parallèlement, l'armée a affirmé avoir tué au moins 21 rebelles dans le nord du pays.

L'ONU, la Croix-Rouge et les ONG s'inquiètent du sort de quelque 250 000 civils pris selon eux dans les combats dans le territoire encore tenu par les Tigres tamouls, qui se réduit comme peau de chagrin.

La zone est interdite par Colombo à la quasi-totalité des organismes d'aide humanitaire ainsi qu'aux journalistes depuis l'année dernière, rendant impossible toute vérification indépendante des informations.

Dans les même temps, de violents combats se poursuivaient, l'armée affirmant avoir déjoué une tentative des séparatistes tamouls d'enfoncer les lignes de défense gouvernementales près de Puthukkudiyiruppu. L'aviation a par ailleurs bombardé toute une série de positions rebelles, et la marine aurait également détruit deux navires appartenant aux Tigres, tuant au moins six combattants séparatistes, selon le porte-parole le capitaine D.K.P Dassanayake.