Plus de 300 patients et personnels de santé de l'hôpital de Puthukkudiyiruppu, dans le Nord-Est du Sri Lanka, ont été forcés de fuir après le bombardement «répété» de l'hôpital, a déploré mercredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous éprouvons de grandes inquiétudes pour le bien-être et la sécurité de ceux qui ont dû fuir» l'hôpital, a déclaré dans un communiqué le CICR, qui s'est dit «choqué».

La région de Vanni (nord-est du Sri Lanka) où se situe l'hôpital, est en proie à d'intenses combats entre forces gouvernementales et rebelles séparatistes tamouls.

Le CICR n'a pas précisé quels étaient les auteurs des bombardements.

Aidés par 18 employés de l'organisation, les plus de 300 patients et personnels médicaux ont été contraints de gagner un centre communautaire de Puttumatalan, dans la région de Vanni, «une zone qui manque d'eau potable, ce qui met les déplacés dans une situation encore plus grave», poursuit le CICR.

Le CICR a par ailleurs exprimé son inquiétude pour les habitants de la région de Vanni «toujours pris au piège dans une région en proie à d'intenses combats».

Au terme de 37 années de conflit, l'armée sri-lankaise est lancée dans son offensive finale dans le nord-est de l'île contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) retranchés sur une bande de terre de 200 km2.

Cette rébellion des Tigres tamouls, jugée indestructible, s'est effondrée sous les coups d'une guerre conventionnelle orchestrée depuis trois ans par le régime de Colombo.