Le principal négociateur américain sur le dossier nucléaire nord-coréen, Christopher Hill, est arrivé mardi en Corée du Sud avant de se rendre mercredi à Pyongyang pour tenter de relancer les négociations multilatérales sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous allons voir si nous pouvons parvenir à des avancées sur le dossier», a déclaré à des journalistes à son arrivée à Séoul le responsable américain.

«Voyons si nous pouvons aboutir à des mesures qui nous permettrons de vérifier leur déclaration», a ajouté M. Hill qui se rend à Pyongyang à l'invitation des autorités communistes.

Les négociations à six pays (Japon, les deux Corée, la Russie, la Chine et les États-Unis) sur la dénucléarisation de la Corée du Nord sont actuellement dans l'impasse.

Pyongyang, qui a procédé en octobre 2006 à son premier essai nucléaire, avait accepté un an plus tard, dans le cadre de négociations menées depuis 2003, d'abandonner son programme nucléaire en échange d'une aide énergétique et de garanties en matière diplomatique et de sécurité.

Il a également consenti à désactiver son principal complexe atomique et fourni une déclaration de ses activités nucléaires en juin, à la suite de laquelle Washington était censé rayer le pays de sa liste noire des pays soutenant le terrorisme.

Mais les autorités américaines ont exigé que la Corée du Nord accepte un mécanisme complet de vérification, avec inspections surprises des sites, accès à des échantillonnages de matériaux et d'équipements notamment.

En représailles le régime communiste, qui accuse Washington d'avoir rompu ses engagements, a expulsé le 24 septembre les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) du site de retraitement de son complexe de Yongbyon. Il a également indiqué vouloir relancer ses installations nucléaires et y réintroduire des matériaux fissiles d'ici une semaine.

Selon l'agence de renseignements américaine CIA, le Nord aurait produit, avant la fermeture du complexe en juillet 2007, suffisamment de plutonium pour fabriquer une demi-douzaine d'armes atomiques.