(Séoul) Le nombre de cas de « fièvre » en Corée du Nord a baissé pour la 7e journée consécutive vendredi, a indiqué le média d’État KCNA, qui ne cite pas expressément la COVID-19.

Publié le 27 mai
Agence France-Presse

L’agence de presse nord-coréenne KCNA a fait état d’un peu plus de 100 000 nouveaux cas de « fièvre » selon l’appellation officielle retenue pour désigner le COVID-19 vendredi, un nombre en baisse par rapport aux 390 000 cas quotidiens signalés au début du mois.

KCNA a également fait état d’un décès supplémentaire ce vendredi — portant le total à 69 — et a affirmé que le taux de mortalité reste de 0,002 %. Selon elle, plus de trois millions de personnes sont tombées malades de la « fièvre », depuis que les autorités ont reconnu son existence en Corée du Nord le 12 mai dernier.

Les autorités avaient officiellement annoncé pendant le week-end dernier être parvenues à circonscrire une récente flambée épidémique de COVID-19.

Une affirmation que les experts mettent toutefois en doute, les 25 millions de Nord-Coréens n’étant pas vaccinés et le système de santé de leur pays étant l’un des pires du monde.

KCNA a également indiqué que le pays « intensifiait le développement et la production de tests et de médicaments ».

« Des dizaines de millions de médicaments de plus de 90 sortes ont été fournis à différentes parties du pays pour la seule journée du 24 mai », a précisé l’agence de presse.

La Corée du Nord, qui a déclaré l’« état d’urgence maximal » face à l’épidémie, a intensifié la production de médicaments antipyrétiques et de thermomètres, notamment, avaient indiqué la semaine dernière les médias d’État.

Depuis le début de la pandémie, initialement détectée en Chine fin 2019, le régime nord-coréen avait rejeté les offres de vaccination de la Chine, de la Russie et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon les experts, le pays ne dispose d’aucun traitement contre la COVID-19 et n’a pas les capacités pour tester massivement sa population.

Pendant son voyage en Corée du Sud samedi, le président américain Joe Biden avait également indiqué que Washington avait proposé de fournir des vaccins contre la COVID-19 à la Corée du Nord, mais n’avait « pas reçu de réponse ».