(Tokyo) La démolition de la « Nakagin Capsule Tower », empilement d'appartements-boîtes dans le quartier d'affaires tokyoïte de Shimbashi, a débuté à l'issue d'une longue bataille.

Publié le 12 avril
Agence France-Presse

L'icône futuriste du patrimoine architectural japonais, fait de deux tours mitoyennes de 11 et 13 étages, est composé de 140 « capsules », de petites chambres à large hublot de 10 mètres carrés à peine, réparties autour d'un pilier central.

À l'origine, ces modules, inaugurés en 1972, avaient été conçus pour être enlevés indépendamment les uns des autres et remplacés tous les 25 ans, mais cela n'a jamais été fait. Ces éléments sont peu à peu tombés dans la décrépitude.

Plusieurs propriétaires ont fait campagne pendant des années pour sauver la tour, emblème du mouvement architectural métaboliste né au Japon dans l'après-guerre, qui imaginait la « ville du futur ».

Ces dernières années, à mesure que les dégâts des eaux endommageaient la Nakagin Capsule Tower, de plus en plus de propriétaires se montraient en faveur de la démolition de l'ouvrage, plutôt que d'en payer le coûteux entretien.

Le mois dernier, des amoureux de ce pan de patrimoine se désolaient sur les réseaux sociaux de sa démolition. « Elle est précieuse, mais la démolir était la bonne décision, car elle était très abîmée », a écrit l'un d'eux sur Twitter.