(New Delhi) La participation d’un soldat chinois, impliqué dans un accrochage sino-indien en 2020 dans l’Himalaya, au parcours de la flamme des Jeux olympiques d’hiver de Pékin a déclenché mercredi la colère des Indiens.

Publié le 2 février
Agence France-Presse

Qi Fabao, commandant d’un régiment de l’Armée de libération du peuple chinois, était présent en 2020 lors d’un violent affrontement en haute altitude, dans la vallée de Galwan, sur la frontière sino-indienne.

Le combat, dans cette zone frontalière convoitée par les deux pays, avait eu lieu dans la nuit du 15 au 16 juin 2020, provoquant la mort d’au moins 20 soldats indiens et quatre soldats chinois, les autorités chinoises ayant mis huit mois à reconnaître leurs pertes.

Le média d’État chinois Global Times a décrit Qi comme un « héros », car il avait été grièvement blessé à la tête pendant cette bataille. A ce titre, il a été choisi pour faire partie des 1200 porteurs de la flamme olympique.

« L’agressive guerre de l’information de la Chine continue », a dénoncé mercredi le journaliste indien Abhishek Bhalla sur Twitter.  

« Prêt à retourner sur le champ de bataille »

La participation de Qi au relais de la flamme olympique est « tout sauf un signe de détente », estime le site d’information indien The Wire. D’autant que Qi est apparu en décembre dernier sur la chaîne d’État chinoise CCTV pour annoncer qu’il était « prêt à retourner sur le champ de bataille ».

Les Jeux de Pékin s’ouvrent vendredi, mais ils sont d’ores et déjà plombés par la reprise de la pandémie de COVID-19 et les prises de position politiques.

Les États-Unis et plusieurs autres pays ont mis en place un boycottage diplomatique de ces Jeux, en mettant en avant la politique chinoise en matière de droits de l’Homme, notamment dans la province de Xinjiang où se trouve la minorité des Ouïghours.

Le skieur Arif Mohammad Khan est le seul athlète indien inscrit dans ces Jeux d’hiver où le nombre de spectateurs sera limité par les protocoles sanitaires.