(Washington) Les équipes du président américain Joe Biden ont essayé, depuis plusieurs semaines, de rentrer en contact avec la Corée du Nord. En vain.

Agence France-Presse

« Nous avons tenté de prendre contact avec le gouvernement nord-coréen à travers différents canaux depuis mi-février, en particulier à New York », a indiqué lundi un haut responsable américain sous couvert d’anonymat.

« À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse de Pyongyang », a-t-il ajouté.

Selon ce responsable, l’objectif de cette prise de contact est de réduire « les risques d’escalade » sur la péninsule coréenne.

Aucun progrès après l’initiative de Trump

Après avoir échangé insultes et menaces de guerre nucléaire, Kim Jong-un et Donald Trump avaient opéré un spectaculaire rapprochement, marqué par des rencontres aussi historiques que symboliques.  

Mais aucun progrès n’a été réalisé sur l’épineux dossier des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang et les négociations sont au point mort depuis l’échec retentissant du deuxième sommet entre les deux hommes fin février 2019 à Hanoï.  

Une des raisons de cette impasse a été l’absence de consensus sur les concessions que la Corée du Nord devrait faire en échange d’une levée des sanctions internationales pesant sur elle.

Un responsable de l’administration Biden a souligné qu’il n’y avait plus de « dialogue actif » entre Washington et Pyongyang depuis « plus d’un an ».

« Menace croissante »

Le nouveau président a lancé un examen approfondi de la politique américaine vis-à-vis de Pyongyang afin d’examiner toutes les options possibles face à la « menace croissante » que représente la Corée du Nord « pour ses voisins et pour la communauté internationale », a-t-il précisé.

« Tout eu long de ce processus, nous continuerons à consulter nos alliés japonais et sud-coréens pour solliciter leurs idées et explorer de nouvelles approches », a-t-il encore ajouté.

Début janvier, Kim a qualifié les États-Unis de « plus grand ennemi » de la Corée du Nord, ajoutant que la politique de Washington envers Pyongyang ne changerait « jamais », « quelle que soit la personne au pouvoir » aux États-Unis.