(Pékin) Des chercheurs du laboratoire de virologie chinois mis en cause aux États-Unis ont été formés dans ce pays ainsi qu’en France, a souligné jeudi le gouvernement chinois, en pleine polémique quant à l’origine du nouveau coronavirus.  

Agence France-Presse

Le laboratoire de haute sécurité P4 de Wuhan, la ville où la COVID-19 a été détectée à la fin de l’an dernier, fait l’objet de thèses selon lesquelles le virus aurait pu s’en échapper avant de contaminer la planète.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a même affirmé dimanche qu’il existait « des preuves immenses » en ce sens, une thèse catégoriquement contredite par Pékin.

« Le labo P4 de Wuhan est (le fruit d’)une collaboration entre les gouvernements chinois et français », a rappelé devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

« Sa conception, sa gestion et sa construction ont toutes respecté des normes internationales strictes et ses premiers employés ont été formés dans des laboratoires P4 aux États-Unis et en France », a-t-elle ajouté.  

Le laboratoire a reçu en 2017 sa certification officielle au cours d’une cérémonie en présence du premier ministre français de l’époque, Bernard Cazeneuve.  

Sa mise en service avait fait l’objet d’un accord de 2004 entre la Chine et la France.

Ses équipements « sont testés chaque année par une partie tierce approuvée par l’État », a souligné Mme Hua, qui a répété que M. Pompeo ne disposait d’aucune preuve pour affirmer que la COVID-19 est sorti de ce site.

« Il bafouille de façon incohérente et enchaîne les mensonges », a-t-elle martelé.

La plupart des experts s’accordent à dire que le virus a été transmis naturellement par l’animal à l’être humain en un lieu qui pourrait être un marché de Wuhan, où étaient vendus des animaux exotiques vivants.

La Chine est parvenue depuis à limiter la contagion de la maladie COVID-19 à moins de 83 000 contaminations, dont 4633 mortelles, à en croire les chiffres officiels.  

Les États-Unis sont en revanche désormais le pays le plus endeuillé du monde, avec plus de 73 000 morts.