(Hong Kong) Plusieurs milliers de membres du personnel d’hôpitaux publics de Kong Kong ont voté samedi en faveur de la grève au cas où leurs revendications, dont la fermeture de la frontière avec la Chine continentale où l’épidémie a fait 259 morts, ne seraient pas satisfaites.

Agence France-Presse

Quatorze cas de contamination par le coronavirus étaient confirmés samedi sur le territoire, où 112 personnes étaient en quarantaine.

Plus de 3000 membres du personnel d’hôpitaux publics, dont des médecins et des infirmières, ont voté en faveur d’un arrêt de travail au cas où le gouvernement n’accéderait pas à leurs demandes.

Si on n’agit pas à la source de la contamination, « les moyens de prévention de l’épidémie et les ressources humaines ne seront pas suffisants », a déclaré Winnie Yu, la présidente de l’Alliance des employés de l’Administration hospitalière (HAEA).

« Nous ne voulons pas nous mettre en grève, mais le gouvernement a ignoré les demandes du personnel médical qui est en première ligne. Nous n’avons pas le choix », a ajouté Mme Yu.

Les représentants de l’HAEA, une nouvelle confédération syndicale, doivent rencontrer leur employeur, l’administration hospitalière de la ville de Hong Kong, dimanche pour des négociations.

Selon le syndicat, 9000 de ses adhérents soutiennent la grève.

Si aucun accord n’est obtenu, 30 % d’entre eux, qui n’assurent pas des tâches essentielles, cesseront le travail dès lundi. Les autres, qui travaillent dans les services d’urgence, se joindront plus tard à une grève de quatre jours.

Le gouvernement fidèle à Pékin de Hong Kong s’est refusé à fermer totalement la frontière avec la Chine continentale, contrairement à ce que demandait une partie de l’opinion. L’exécutif a toutefois fermé six des 14 points de passage avec la Chine continentale. Vendredi, la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, a affirmé qu’une fermeture totale n’était pas réaliste.