(Séoul) La Corée du Nord a appelé à des mesures plus fortes contre la pandémie de COVID-19 lors d’une réunion présidée par son leader Kim Jong-un, a annoncé dimanche l’agence officielle nord-coréenne, sans indiquer si le pays avait enregistré des contaminations.

Agence France-Presse

Déjà très isolée auparavant, la Corée du Nord a rapidement fermé ses frontières après l’annonce de l’apparition de l’épidémie en Chine et a imposé de strictes mesures de confinement.  

Les responsables de Pyongyang et les médias officiels ont déclaré à de nombreuses reprises que la Corée du Nord était entièrement exempte du virus. L’annonce faite dimanche par l’agence de presse officielle KCNA ne comporte toutefois pas cette affirmation.

L’épidémie de coronavirus, qui a infecté plus de 1,7 million de personnes à travers le monde, est devenue « un grand désastre qui menace toute l’humanité indépendamment des frontières et des continents », a déclaré KCNA.

« Un tel environnement peut créer des obstacles à notre lutte et à notre progrès », poursuit l’agence, qui assure que Pyongyang a maintenu « une situation anti-épidémique très stable ».

Le bureau politique du comité central du Parti des travailleurs de Corée, au pouvoir, a discuté lors d’une réunion samedi de la modification des objectifs politiques dans le cadre de l’épidémie, a rapporté KCNA, et des responsables ont appelé à une vérification stricte et complète d’une éventuelle infiltration du virus.

Lors de la réunion a été adoptée une résolution « sur la prise de mesures nationales plus complètes pour protéger la vie et la sécurité de notre peuple et faire face à la maladie épidémique mondiale », indique KCNA.

Des experts estiment que la Corée du Nord est particulièrement vulnérable au virus en raison de la faiblesse de son système de santé. Des transfuges ont accusé Pyongyang de dissimuler une apparition de l’épidémie en Corée du Nord.

Dans le cadre de ses efforts anti-virus, la Corée du Nord a placé en isolement des milliers de ses citoyens et des centaines d’étrangers, dont des diplomates, et a instauré des centres de désinfection.  

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 709 personnes-698 citoyens nord-coréens et 11 étrangers-avaient été testées par la Corée du Nord à la date du 2 avril, et plus de 24 800 personnes étaient sorties de quarantaine.

Presque tous les autres pays ont rapporté des cas de contamination à la COVID-19. La Corée du Sud a subi une apparition importante de la maladie, qu’elle a assez rapidement maîtrisé.

La pandémie a fait au moins 107 064 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 19 h GMT.

Plus de 1 745 290 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.