(Dacca) Le terme « vierge » devra être retiré des certificats de mariage musulmans au Bangladesh, a décidé la Cour suprême, un jugement qualifié lundi d’important par les organisations qui ont milité pour la suppression de cette disposition « humiliante et discriminatoire ».

Agence France-Presse

En vertu des lois régissant le mariage musulman au Bangladesh, la fiancée doit choisir entre trois options pour le certificat, « kumari » (vierge), veuve ou divorcée.

Or dans un jugement rendu dimanche, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de retirer le mot « vierge » pour le remplacer par l’expression « non mariée », a déclaré à l’AFP le procureur général adjoint Amit Talukder.

Le jugement ordonne également aux autorités d’introduire les options « non marié, veuf ou divorcé » pour le futur marié sur les certificats.

Le texte complet du jugement sera publié d’ici octobre, et sa mise en application devrait intervenir aussitôt.

« C’est un jugement important », a déclaré lundi à l’AFP Aynun Nahar Siddiqua, avocat des organisations qui avaient saisi dès 2014 la juridiction la plus haute du pays pour faire retirer cette disposition.

Les organisations de défense des droits de la personne estiment que l’obligation de préciser si la mariée est vierge ou non, figurant sur les certificats de mariage depuis qu’ils ont été introduits en 1961, est « humiliante et discriminatoire » et porte atteinte à la vie privée de la femme qui se marie.

Près de 90 % des 168 millions d’habitants du Bangladesh sont musulmans.