Source ID:; App Source:

Musharraf obtient une liberté sous caution

Pervez Musharraf... (Photo archives AP)

Agrandir

Pervez Musharraf

Photo archives AP

Agence France-Presse
RAWALPINDI

Un tribunal pakistanais a accordé lundi la liberté sous caution à Pervez Musharraf dans l'affaire du meurtre de l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, mais l'ancien président restera en résidence surveillée en raison des poursuites dans d'autres affaires.

L'entourage de M. Musharraf a aussitôt salué dans un communiqué «un pas dans la bonne direction», en disant prévoir son «prochain acquittement» dans ces affaires «politiquement motivées».

«La liberté sous caution du général Musharraf a été confirmée» par un tribunal antiterroriste de Rawalpindi, ville jumelle de la capitale Islamabad, a déclaré à l'AFP un responsable de la cour, Mohammad Aslam Joya.

Le juge Habibur Rehman a ordonné à M. Musharraf, qui avait pris le pouvoir par un coup d'en 1999 avant d'être poussé vers la sortie en 2008, de payer une caution d'un million de roupies (8000 euros environ), a-t-il ajouté.

M. Musharraf, rentré au Pakistan fin mars après quatre ans d'exil, a été rapidement rattrapé par plusieurs affaires, étant notamment accusé de complot pour le meurtre de Mme Bhutto, tuée en décembre 2007 lors d'une attaque à l'arme légère doublée d'un attentat suicide. La justice l'a pour cette affaire placé en résidence surveillée dans sa résidence des environs d'Islamabad.

La liberté sous caution accordée lundi ne signifie pas qu'il est libre, car il reste accusé notamment de renvoi illégal de juges qui contestaient son pouvoir en 2007 ou d'implication dans la mort d'un leader indépendantiste du Baloutchistan (sud-ouest) en 2006.

Plus de cinq ans après, personne n'a été condamné pour le meurtre de Benazir Bhutto. Le régime de M. Musharraf avait à l'époque accusé le chef des rebelles talibans pakistanais Baitullah Mehsud, qui avait nié toute implication et a depuis été tué par un tir de drone américain.

Pervez Musharraf était rentré d'exil avec la volonté de participer aux élections générales du 11 mai et de «sauver» le Pakistan de l'insécurité nourrie par les rebelles et de la crise économique, mais la justice l'en a empêché en raison des diverses poursuites dont il fait l'objet.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer