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Effondrement au Blangladesh: l'armée cessera les recherches mardi

Un sauveteur se tient devant un amas de... (Photo: AP)

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Un sauveteur se tient devant un amas de débris, résultat de l'effondrement d'une usine à textile qui a fait plus de 1125 morts.

Photo: AP

Agence France-Presse
Dacca

L'armée au Bangladesh a annoncé qu'elle mettrait fin mardi à la recherche de corps dans les ruines de l'immeuble de neuf étages qui s'est effondré près de Dacca le 24 avril, faisant 1127 morts.

«Les opérations de recherche sont presque terminées. Nous sommes en train de restituer le site à l'administration du district et nous allons quitter notre base d'ici 14H00 demain (mardi)», a déclaré lundi à l'AFP le brigadier général, Siddiqul Alam, responsable des opérations depuis près de trois semaines.

«Nous ne pensons pas qu'il y ait encore des corps dans les ruines», a-t-il ajouté, précisant que le bilan de l'un des pires accidents industriels de l'histoire s'élevait désormais à 1127 morts.

Plus de 3500 ouvriers, parfois payés moins de 30 euros par mois, confectionnaient de l'habillement, notamment pour les marques britannique Primark (Associated British Foods) et espagnole Mango, lorsque l'immeuble s'est affaissé à Savar, à une trentaine de kilomètres de Dacca.

Près de 2500 personnes ont réchappé de la catastrophe.

La dernière survivante, une jeune couturière de 18 ans, Reshma Islam, a été extraite vendredi des ruines après avoir passé 17 jours dans les gravats.

Une enquête préliminaire a conclu que des vibrations dues notamment à de gros générateurs mis en marche lors d'une coupure d'électricité, étaient à l'origine de l'effondrement de l'immeuble, déjà très fragilisé.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur au monde de vêtements en raison de la modicité des salaires et d'une main-d'oeuvre abondante. Ce secteur-clé de l'économie, qui génère 29 milliards de dollars par an, représentait l'an dernier 80% des exportations du pays.

Mais les conditions de travail et les normes de sécurité dans cette industrie sont dénoncées depuis des années par les ONG.




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