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Bombay: l'Inde ne partage pas ses infos, selon le patron d'Interpol

L'hôtel Taj Mahal... (Photo : Reuters)

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L'hôtel Taj Mahal

Photo : Reuters

Agence France-Presse
Islamabad

Le patron de l'organisation internationale de coopération policière Interpol, Ronald Noble, a déclaré mardi à Islamabad que l'Inde n'avait pas encore autorisé sa police à partager avec lui ses informations sur les auteurs présumés des attentats de fin novembre à Bombay.

«A ce jour, le gouvernement indien n'a pas autorisé sa police à entrer des données sur les récentes attaques terroristes de Bombay dans les bases de données d'Interpol», a déclaré M. Noble lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec Rehman Malik, principal conseiller du premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani pour la sécurité et l'antiterrorisme.

Les deux hommes ont notamment discuté de l'enquête sur les attaques coordonnées de Bombay, qui ont fait 172 morts, dont neuf assaillants.

«Les informations dont dispose Interpol à propos de ce qui est arrivé à Bombay sont les mêmes que celles que vous avez, ce sont les informations parues dans les journaux, sur internet ou à la télévision», a ajouté M. Noble.

Le responsable de la police internationale a espéré avoir bientôt davantage d'informations, après le déploiement cette semaine d'une équipe d'Interpol en Inde.

New Delhi, Washington et Londres imputent le carnage de Bombay au Lashkar-e-Taïba (LeT), l'un des mouvements armés fondamentalistes pakistanais qui assurent lutter contre l'«occupation» indienne du Cachemire et contre les «persécutions» dont seraient victimes les 150 millions de musulmans indiens.

M. Noble a souligné que le Pakistan a été l'«un des plus actifs collaborateurs» d'Interpol par le passé et que les responsables pakistanais lui avaient dit qu'ils étaient «prêts à collaborer, via Interpol, pour aider l'Inde à faire avancer son enquête».

Pressé d'agir par l'Inde et les États-Unis, Islamabad a mené plusieurs raids contre le LeT, qui dément toute implication dans les attaques, et contre la Jamaat-ud-Dawa, une fondation humanitaire soupçonnée d'être sa vitrine légale.

«Nous voulons que les coupables soient traduits en justice», a de son côté déclaré Rehman Malik à la presse. Il a ajouté que le Pakistan avait agi en conformité avec les résolutions de l'ONU en fermant la Jamaat-ud-Dawa, en arrêtant ses responsables et en gelant ses actifs.

«Le Pakistan est un État souverain, et quelle que soit les mesures qu'il prenne, ce sera dans l'intérêt national. Nous ne nous laisserons pas dicter quoi que ce soit», a-t-il toutefois souligné, ajoutant: «Nous sommes prêts à collaborer avec l'Inde, mais il faut qu'ils nous apportent des preuves».

Interrogé sur l'éventuelle implication du LeT dans les attentats de Bombay, il a répondu: «Le LeT avait été interdit longtemps avant. Il n'existe plus».

L'Inde affirme que les 10 membres du commando de Bombay étaient des Pakistanais entraînés par le LeT, arrivés à Bombay par bateau depuis Karachi.

L'unique assaillant survivant, Mohammed Ajmal Amir Iman, est en détention provisoire jusqu'au 24 décembre et risque d'être inculpé notamment pour «actes de guerre contre le pays», meurtres et tentatives de meurtres.

Selon l'agence de presse indienne PTI, le gouvernement indien a remis lundi à un diplomate pakistanais une lettre de Mohammed Ajmal Amir Iman dans laquelle ce dernier affirme être pakistanais.

Le gouvernement pakistanais a indiqué être en train d'examiner cette lettre, mais M. Malik a souligné que le nom du suspect n'apparaissait pas dans la base de données nationale des citoyens pakistanais.




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