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Les déchets en plastique menacent la vie marine

Un garçon rame dans une rivière complètement recouverte... (PHOTO CHERYL RAVELO, ARCHIVES REUTERS)

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Un garçon rame dans une rivière complètement recouverte de déchets de plastique, à Manille, en mars 2010.

PHOTO CHERYL RAVELO, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
NAIROBI

Le rejet dans les océans de déchets plastique cause des dégâts estimés à au moins 13 milliards de dollars et menacent la vie marine, le tourisme et la pêche, a averti l'ONU à l'ouverture de sa première Assemblée sur l'environnement lundi à Nairobi.

«Les matières plastiques jouent un rôle crucial dans la vie moderne, mais les impacts environnementaux de la façon dont nous les utilisons ne peuvent être ignorés», a estimé dans un communiqué Achim Steiner, le chef du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) dont le siège est à Nairobi.

«Il faut prendre les mesures appropriées pour empêcher dès le début les déchets plastiques de se retrouver dans l'environnement, ce qui se traduit par un seul objectif fort : réduire, réutiliser, recycler», a-t-il ajouté.

Les déchets plastiques tuent la vie marine, soit parce qu'ils sont ingérés par des animaux tels que tortues ou baleines, soit parce qu'ils «endommagent les habitats naturels essentiels tels que les récifs coralliens», explique le PNUE dans un rapport, ajoutant que de petits fragments de plastique avaient été retrouvés jusque dans les glaces polaires.

Le PNUE fait également part de ses «inquiétudes concernant la pollution chimique, la propagation d'espèces invasives (telles que des champignons) par les fragments plastiques et les dégâts économiques causés aux secteurs du tourisme et de la pêche dans de nombreux pays».

L'essentiel des déchets plastiques termine au milieu de l'océan dans les vastes «continents de plastique», lieu de convergence de divers courants marins, mais les conséquences croissantes des microplastiques (morceaux de moins de cinq millimètres de diamètre) sont particulièrement inquiétantes, estime le PNUE.

«Leur ingestion a été constatée à grande échelle dans les organismes marins, notamment les oiseaux, les poissons, les moules, les vers et le zooplancton (...) devenant en fin de compte une source de produits chimiques dans notre nourriture», poursuit le PNUE.

La nouvelle Assemblée des Nations unies pour l'Environnement (UNEA), qui se réunit dans la capitale kényane jusqu'au 27 juin, se veut, selon l'ONU, «une plateforme mondiale pour l'élaboration de politiques environnementales au plus haut niveau» et permettra de «placer l'environnement sur un même pied d'égalité que les questions liées à la paix, la sécurité, la finance, le commerce ou la santé».

L'UNEA, qui se réunira ensuite tout les deux ans, doit aborder à Nairobi des questions telles que la criminalité liée aux espèces sauvages, le braconnage ou la réforme des subventions aux combustibles fossiles.




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