Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi des investissements de plus de 7,5 millions sur l'île d'Anticosti, dont une aide de 400 000 $ pour permettre à la municipalité de L'Île-d'Anticosti de préparer son dossier de candidature afin d'apparaître sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ugo Giguère LA PRESSE CANADIENNE

En plus de l'aide pour la candidature à l'UNESCO, Québec verse plus de 7 millions pour améliorer l'offre touristique sur l'île. On prévoit notamment l'ajout de 16 chambres à l'auberge de Port-Menier, la revitalisation de bâtiments existants et des installations de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

La ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, a annoncé l'octroi de ces subventions vendredi, au premier jour du Forum du futur de l'Île d'Anticosti, qui se tient à Port-Menier.

Le gouvernement Couillard a aussi l'intention de créer le Comité interministériel pour l'inscription d'Anticosti au patrimoine mondial (CIAPM) pour soutenir la municipalité, qui doit déposer sa candidature le 21 février prochain.

Le comité gouvernemental s'assurera de mettre en place toutes les mesures de conservation et de gestion nécessaires pour respecter les critères de l'UNESCO.

Actuellement, seulement deux sites québécois figurent sur la liste de l'UNESCO: le parc national de Miguasha, en Gaspésie, ainsi que l'arrondissement historique du Vieux-Québec.

En décembre 2017, le gouvernement canadien a ajouté l'île d'Anticosti sur sa Liste indicative des sites du patrimoine mondial au Canada, aux côtés notamment de la Vallée de la Stein, en Colombie-Britannique, et du Lieu historique provincial du poste du câble de Heart's Content à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette liste comprend une série de sites qui pourraient être inscrits sur le registre de l'UNESCO.

«Secret trop bien gardé du grand public, l'île d'Anticosti constitue le meilleur laboratoire naturel du monde pour l'étude des fossiles et autres témoins géologiques issus de la première extinction de masse du vivant, il y a près de 445 millions d'années. Elle recèle également un patrimoine naturel et culturel de grande valeur», a déclaré la ministre Melançon dans un communiqué.