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Montréal-Burlington bientôt possible en voiture électrique

Jean-Thomas Léveillé
La Presse

(Burlington) Se rendre à Burlington sans brûler une seule goutte d'essence devrait bientôt être possible. Réunis dans la pittoresque métropole du Vermont, sur la rive du lac Champlain, les premiers ministres de l'est du Canada et les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre ont donné leur appui à la mise en place, entre le Québec et le Vermont, d'un corridor vert où les véhicules électriques pourront faire le plein de kilowatts.

«Je pense que nous pouvons le réaliser assez rapidement, et ce sera un signal fort que c'est ça, l'avenir», a déclaré Jean Charest à la clôture de la rencontre, lundi après-midi. Le premier ministre n'avait pas manqué, au préalable, de vanter le réseau québécois de bornes de recharge pour véhicules électriques.

Le transport ferroviaire n'est pas en reste. Le projet de mettre en place un poste de prédédouanement à la Gare centrale de Montréal va bon train. «C'est incroyablement encourageant de penser que, dans seulement quelques mois, on pourra réduire de près d'une heure et demie le trajet de Montréal à St. Albans», a affirmé le gouverneur du Vermont, Peter Shumlin.

Les dirigeants du nord-est du continent estiment d'ailleurs que tout le réseau ferroviaire devra être amélioré pour faire face à la hausse de 65% des échanges commerciaux prévue d'ici 2040 dans la région.

Exportation d'électricité

Cette 36e Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'est du Canada (CGNA-PMEC) a par ailleurs donné naissance à un marché régional de l'énergie verte, qui pourrait être payant pour le Québec. «Ça peut vouloir dire que le Québec vendra davantage d'énergie hydroélectrique», a indiqué le premier ministre Charest.

Mais tous ne s'en réjouissent pas. Un petit groupe d'Innus d'Uashat-Maliotenam avait fait la route depuis la Côte-Nord pour venir dénoncer le Plan Nord de Jean Charest et le barrage de la Romaine. «Je demande au gouverneur du Vermont d'arrêter d'acheter de l'électricité à Hydro-Québec, parce que ça détruit nos rivières», a lancé Élyse Vollant.

«Je ne remets pas en question le fait qu'on ait besoin d'énergie, je remets en question la façon de faire, a expliqué Charles Megeso, Abénaquis du Vermont venu appuyer les Innus. Il faut respecter la souveraineté des Premières Nations sur leur territoire.»




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