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Réduire le gaspillage pour lutter contre la famine

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Le gaspillage alimentaire est bien un problème global, mais sa nature diffère selon le niveau de développement des pays.

Photothèque Le Soleil

Agence France-Presse
BUCAREST

La FAO, l'organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture, a appelé mercredi à réduire le gaspillage alimentaire, qui coûte 750 milliards de dollars par an, pour lutter contre la famine, lors d'une conférence à Bucarest.

«Réduire le gaspillage et les pertes de nourriture notamment dans les pays les moins développés est l'une des priorités de la FAO», a indiqué l'organisation dans un document diffusé lors de l'ouverture de sa réunion régionale.

Selon l'agence basée à Rome, environ 1,3 milliard de tonnes de nourriture, soit un tiers de la production mondiale, sont gaspillées chaque année.

Limiter ces pertes «est généralement considéré comme une voie prometteuse pour éradiquer la famine» et pourrait améliorer considérablement les conditions de vie dans les pays en voie de développement, où les petits agriculteurs vivent au bord de l'insécurité alimentaire, estime la FAO.

«Si le gaspillage et les pertes alimentaires étaient réduits de moitié, il suffirait d'augmenter de 25% le volume de nourriture nécessaire d'ici 2050 pour nourrir la population mondiale, au lieu des 60% estimés actuellement», souligne-t-on de même source.

«Il s'agit d'un objectif faisable d'un point de vue technique, économique, environnemental et sociétal», estime la FAO.

Le gaspillage alimentaire est bien un problème global, mais sa nature diffère selon le niveau de développement des pays, détaille Stjepan Tanic, un expert de l'organisation.

«Dans les pays développés, le gaspillage est surtout lié aux préférences des consommateurs tandis que dans les pays moins développés il est plutôt dû aux infrastructures et à la technologie inadéquates ainsi qu'à l'éducation insuffisante notamment parmi les agriculteurs», a indiqué M. Tanic à l'AFP.

Selon lui, les mesures pour lutter contre ce phénomène doivent s'adresser à chaque catégorie de pays et peuvent viser une amélioration des capacités de stockage de la nourriture, des investissements accrus dans les infrastructures rurales ou encore des campagnes de sensibilisation des consommateurs concernant l'énorme coût du gaspillage.

«Les États seuls ne peuvent pas résoudre ce problème, c'est pourquoi les ONG aussi doivent oeuvrer pour réduire les pertes alimentaires», a déclaré lors d'une table ronde Friedrich Wacker, un responsable du ministère allemand de l'Agriculture, soulignant le caractère «non éthique» de ce phénomène.




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