Les élèves et les étudiants qui feront la grève pour le climat reçoivent un appui significatif: celui de leurs enseignants et professeurs.

Mis à jour le 12 févr. 2019
JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ LA PRESSE

Le collectif des Profs pour la planète, constitué la fin de semaine dernière, a lancé une pétition en ce sens ; elle a recueilli près de 1000 signatures en un peu plus de 48 heures.

L'objectif est d'envoyer un « message clair » de soutien aux étudiants qui s'apprêtent à débrayer et manifester pour le climat, a expliqué à La Presse l'instigatrice du mouvement, Violaine Brisebois-Lavoie, enseignante au Collège de Bois-de-Boulogne.

Vendredi, le mouvement «La Planète s'invite à l'université» a annoncé qu'un nombre croissant d'étudiants universitaires et collégiaux joignent ses rangs avec l'intention de participer à la grève étudiante mondiale pour le climat du 15 mars prochain, ainsi qu'au mouvement Earth Strike, qui prévoit un débrayage international le 27 septembre.

L'appel à la mobilisation est aussi lancé aux élèves du secondaire.

Les enseignants et professeurs ne feront pas eux-mêmes la grève, explique Violaine Brisebois-Lavoie, mais leur soutien se veut plus que symbolique.

« Notre rôle de pédagogues est d'accompagner les jeunes du Québec à comprendre, dénoncer et se mobiliser face à la crise climatique », peut-on lire dans l'appel des Profs pour la planète

« Que nos établissements soient des écoles mortes en ces jours de grèves, à l'image de ce qu'ils seront si l'espoir disparaît des perspectives d'avenir de nos élèves », affirme le libellé de la pétition, qui s'inspire de l'« appel des enseignant. e. s pour la planète » lancé en France.

Printemps « historique »

La mobilisation des étudiants, mais aussi de « gens qui ne sont pas forcément des militants à la base », fait dire à Violaine Brisebois-Lavoie que les prochains mois pourraient être mouvementés, au Québec.

« J'ai vraiment l'impression qu'il y a quelque chose qui est en train de se passer, dit-elle. Je crois qu'il va y avoir énormément de marches, de mouvements citoyens. »

« Le printemps 2019 doit être historique », affirme d'ailleurs la déclaration des Profs pour la planète, qui appelle également le personnel de soutien et le personnel administratif des établissements d'enseignement à soutenir les grèves étudiantes pour le climat.

« Notre but principal, c'est que le gouvernement change de cap » en matière d'environnement et apporte des « changements profonds », résume Violaine Brisebois-Lavoie.

« Mon feeling, c'est que ce gouvernement est à l'écoute de la population et qu'il va falloir être assez nombreux et assez convaincants pour qu'il le soit à propos de l'environnement. »