(Montréal) La situation épidémiologique devrait continuer de s’améliorer, a annoncé vendredi l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.

Publié le 25 février
Clara Descurninges La Presse Canadienne

« Au niveau national, le décompte des nouveaux cas est en baisse de 26 % et le nombre de personnes atteintes de COVID-19 dans les hôpitaux et aux soins intensifs a diminué de plus de 20 % comparé à la semaine dernière », a-t-elle indiqué en conférence de presse virtuelle.

Même si la majorité des juridictions voient leur situation s’améliorer, quelques-unes sont encore aux prises avec une hausse des cas, a-t-elle nuancé.

Autre bonne nouvelle : le variant BA2 « ne semble pas être associé à des symptômes plus sévères » que son ancêtre Omicron, si l’on en croit les statistiques du Danemark, où il est bien implanté. De la même manière, les données de l’Angleterre laissent croire que les vaccins ne sont pas moins efficaces contre le nouveau venu, même si ce dernier est plus transmissible.

Ce sont maintenant 10 % des cas de COVID-19 au Canada qui sont dus à BA2.

Malgré la fin prochaine de la vague Omicron, la Dre Tam a insisté sur le fait que « notre meilleur avantage pour l’avenir est de rester prêts » pour pouvoir réagir rapidement au cas où le vent tournerait. Pour ce faire, elle a encouragé la population à continuer de suivre les consignes sanitaires de leur province ou territoire.

L’avenir des masques

Même si les infections diminuent et les provinces relâchent peu à peu leurs mesures sanitaires, le masque continue selon elle d’être « une très bonne couche de protection personnelle ».

Nous allons éventuellement « passer de l’obligation à la recommandation […], mais même si ce n’est pas requis dans votre juridiction, vous pouvez continuer d’en porter », a-t-elle dit.

« Je pense que les gens devraient faire tout ce qu’ils peuvent pour garder les écoles ouvertes », a-t-elle fait valoir, citant les masques comme moyen d’éviter d’avoir à se rendre jusque là.

Elle a aussi rappelé que même si les obligations tombent, « si un autre variant survient, ayez vos masques prêts ».

Le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a de son côté plaidé que « nous devons nous assurer de ne pas stigmatiser les individus qui choisiront de porter un masque » même quand ce ne sera plus obligatoire. Il a expliqué que certains seraient plus à l’aise de continuer à se protéger de cette manière, notamment des personnes immunodéprimées ou ayant un proche vulnérable.

Le virus là pour rester

Il a exprimé des réserves quant à la possibilité d’atteindre un jour l’immunité collective, alors que la protection contre une deuxième infection ne dure que quelques mois.

« Même si l’activité virale baisse au Canada, cela ne veut pas dire que le virus va disparaître », a aussi prévenu la Dre Tam. Après tout, « la pandémie est un phénomène mondial » et ce ne sont pas tous les pays qui sont en aussi bonne posture.

Il faudra vraisemblablement apprendre à vivre avec, et à « balancer la protection des plus vulnérables avec la réduction des impacts sur la société ». La clé du succès serait de « réduire le taux de maladies graves » de manière à ne pas engorger le système de santé.

Voilà pourquoi la Dre Tam a rappelé l’importance de la vaccination, qui limite les risques de se retrouver à l’hôpital.

Le Québec comptait vendredi 1532 hospitalisations liées à la COVID-19, soit 72 de moins que la veille. Parmi elles, 105 étaient aux soins intensifs.

Mercredi, le directeur national par intérim de la santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau, avait annoncé qu’environ 3 millions de Québécois avaient déjà contracté le virus.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.