(Québec) Après avoir reçu le feu vert du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ), le gouvernement Legault autorise l’administration de la dose de rappel chez les 12 à 17 ans. Le CIQ recommande qu’une troisième dose de vaccin soit donnée aux adolescents présentant « un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19 ».

Publié le 18 février
Fanny Lévesque
Fanny Lévesque La Presse

Le CIQ recommande que les adolescents qui présentent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19 retroussent leur manche pour une troisième fois. Les jeunes vivant dans des milieux collectifs fermés « devraient également obtenir cette dose de rappel étant donné le risque particulièrement élevé de transmission », écrit le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Cela dit, le CIQ estime que la dose de rappel peut être offerte « à l’ensemble » des jeunes de 12 à 17 ans qui ne présentent pas de contre-indication et qui souhaiteraient obtenir une protection supplémentaire. Les adolescents pourront prendre rendez-vous sur la plateforme Clic Santé à compter de samedi 19 février.

La recommandation du CIQ s’appuie sur les données actuelles disponibles et est « en cohérence » avec celle du Comité consultatif national sur l’immunisation au fédéral.

Selon le comité québécois, comme chez les adultes, les études chez les adolescents montrent une diminution de la protection contre l’infection avec le temps. « Il est attendu qu’une dose de rappel ramène une plus grande efficacité vaccinale chez les jeunes de 12 à 17 ans, et ce, à court terme, contre les nouveaux variants, dont Omicron », écrit le MSSS.

La dose de rappel devrait être administrée trois mois ou plus après la deuxième dose de vaccin. Pour les jeunes qui ont contracté le virus, les recommandations en vigueur demeurent les mêmes. Donc, « si cette dose n’est pas nécessaire, une personne peut, si elle le désire, recevoir une dose de rappel, après qu’un consentement éclairé a été exprimé », indique le ministère.

Le CIQ recommande néanmoins de respecter un intervalle de trois mois après l’infection pour recevoir une troisième dose de vaccin. Par ailleurs, le CIQ maintient sa recommandation d’utiliser le vaccin de Pfizer auprès de ce groupe d’âge, en raison d’un risque légèrement moindre de développer des complications (myocardite) après la vaccination.

La campagne de vaccination a considérablement ralenti dernièrement, particulièrement en raison du faible engouement suscité par la troisième dose. Si 87 % des 60 ans et plus ont reçu leur dose de rappel, ils sont peu nombreux chez les plus jeunes adultes à faire de même. Un mois après l’ouverture de la vaccination de rappel à leur groupe d’âge, à peine 29 % des 18 à 24 ans ont relevé la manche pour une troisième fois.

Au moins deux millions de Québécois ont contracté la COVID-19 depuis le début de la cinquième vague en décembre, selon la Santé publique.

Avec Pierre-André Normandin