La pression continue de diminuer dans le réseau de la santé, au moment où Québec rapporte toutefois vendredi 39 décès supplémentaires dus à la COVID-19. Pendant ce temps, la campagne de vaccination peine toujours à reprendre de la vitesse.

Mis à jour le 11 février
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

Ces 39 nouveaux décès portent à 34 décès par jour la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 23 % sur une période d’une semaine.

On observe vendredi une baisse de 98 hospitalisations, qui se traduit par 151 nouvelles entrées et 249 sorties. À ce jour, 2214 patients demeurent hospitalisés en lien avec le virus, dont 164 se trouvent toujours aux soins intensifs. Il s’agit sur ce plan d’une baisse de neuf cas en 24 heures (17 entrées, 26 sorties). En outre, ces 2214 personnes hospitalisées représentent une baisse de 13 % sur une semaine. La baisse aux soins intensifs sur une semaine est de 11 %.

Les autorités ont aussi signalé vendredi 2662 nouveaux cas de COVID-19, ce qui porte à 2740 cas par jour la moyenne quotidienne calculée sur une semaine. La tendance est ainsi en baisse de 14 % sur une semaine. Il convient toutefois de rappeler que les limites imposées au dépistage rendent ces données largement moins représentatives dans la province.

Soulignons que les données quotidiennes de la pandémie ont été diffusées avec plusieurs dizaines de minutes de retard, vendredi, en raison de difficultés techniques survenues à l’interne. Mercredi, la Santé publique a réalisé 23 935 tests de dépistage, un chiffre relativement stable par rapport à la moyenne hebdomadaire. Jusqu’ici, près de 76 500 tests rapides ont été « autodéclarés » sur la plateforme du gouvernement Legault, desquels près de 59 400 d’entre eux se sont révélés positifs à la COVID-19.

Vaccination… et nouvelle plateforme

Côté vaccination, le rythme de la campagne montre toujours de forts signes d’essoufflement. Jeudi, à peine 30 650 doses ont été administrées, auxquelles s’ajoutent 779 vaccins donnés avant le 9 février qui n’avaient pas encore été comptabilisés. En incluant les personnes vaccinées à l’extérieur de la province, ce sont jusqu’ici 18,4 millions de doses qui ont été données aux Québécois.

À ce jour, 86,4 % des Québécois ont une dose, 81,4 % en ont deux, pendant que 46,1 % d’entre eux ont maintenant aussi obtenu leur dose de rappel.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a par ailleurs annoncé vendredi la mise sur pied d’un « nouvel outil d’autoévaluation » pour savoir quand et comment il faut s’isoler lorsque des symptômes de la COVID-19 apparaissent ou lors d’un cas-contact.

Ainsi, le site quebec.ca/isolement permet de répondre à quelques questions suivantes afin de « connaître les consignes d’isolement qui s’appliquent à votre situation ». « Vous obtiendrez une recommandation sur les étapes à suivre. Notez qu’il ne s’agit pas d’un diagnostic médical. Vous pouvez également faire cette autoévaluation pour votre enfant ou une autre personne », y indique le ministère de la Santé.

Une autorisation qui devra attendre

L’autorisation du vaccin de Pfizer contre la COVID-19 pour les enfants âgés de moins de cinq ans devra attendre aux États-Unis. Davantage de données seront en effet nécessaires avant de rendre une décision, ont indiqué vendredi l’entreprise et l’Agence américaine du médicament (FDA).

C’est dans un communiqué de presse, diffusé en milieu d’après-midi, que la FDA a révélé avoir été « informée par Pfizer que de nouvelles données sont récemment apparues » concernant « l’utilisation du vaccin » chez les enfants de six mois à quatre ans.

Il y a quelques jours, au début février, Pfizer avait pourtant annoncé en grande pompe avoir demandé l’autorisation en urgence d’utiliser son vaccin pour les enfants de six mois à quatre. Pour l’heure, la réunion du comité d’experts de la FDA chargé d’examiner la demande de Pfizer, qui devait avoir lieu le 15 février, est « reportée ».

D’après l’Agence américaine du médicament, « cela donnera à [Pfizer] le temps d’examiner les données supplémentaires, permettant une discussion publique transparente dans le cadre de nos processus scientifiques et réglementaires habituels pour les vaccins COVID-19 ». Pfizer et BioNTech, de leur côté, ont indiqué qu’elles entendent « disposer de données de protection à trois doses » chez les jeunes enfants au début du mois d’avril.

Avec Pierre-André Normandin