Plus de 23 000 résultats de tests ont été enregistrés sur la nouvelle plateforme d’autodéclaration de la COVID-19 du gouvernement Legault, 48 heures après sa mise en ligne. Il faudra toutefois du temps avant que le taux de positivité soit réellement représentatif.

Mis à jour le 27 janvier
Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur son compte Twitter dès le début de la journée, jeudi. Des 23 000 résultats, plus de 18 000 se sont révélés positifs dans les deux derniers jours. Cela dit, de manière générale, pour le moment, « le taux de positivité n’est pas représentatif, comme les gens ont déclaré plus les positifs », a reconnu l’élu.

Il invite donc les Québécois participants « à inscrire aussi leurs tests antérieurs du dernier mois, autant les positifs que les négatifs ». Selon lui, cela permettra « d’avoir une meilleure idée du nombre de cas total », autant les tests rapides que les PCR, en suivant du même coup « la progression du virus Omicron ».

M. Dubé a aussi réitéré que les tests rapides font partie des outils, avec la vaccination notamment, qui nous permettront « d’apprendre à vivre avec le virus ».

Avec cette plateforme, la responsabilisation de chacun peut faire une grande différence. Nous avons besoin de l’adhésion des Québécois à ce nouvel outil.

Christian Dubé, ministre de la Santé

En point de presse, mardi, le ministre avait dit viser « un lancement doux » pour cette plateforme, qui a par ailleurs fait l’objet de tests en cybersécurité. « Notre objectif est très clair : on veut que les gens s’habituent à utiliser les auto-tests. On s’en va vers un monde où il va falloir vivre avec la pandémie, et où il va falloir s’auto-tester régulièrement, et ce n’est pas la dernière fois », a-t-il lancé.

« Il sera ainsi plus facile pour nos équipes de la Santé publique d’évaluer la progression du virus au sein de la collectivité. Nous pourrons ainsi avoir un portrait global plus réaliste, ce qui aidera la santé publique à ajuster les mesures sanitaires en fonction de la situation épidémiologique réelle », avait-t-il insisté.

Depuis le début du mois de janvier, Québec a renoncé à tester la population générale à l’aide de tests PCR, face à la crainte d’une pénurie. Ces tests sont désormais réservés au personnel soignant et à risque. Depuis cette date, le nombre de cas quotidiens de COVID-19 ne reflète plus l’ampleur de la propagation de la maladie dans la province.

Avec La Presse Canadienne