Le nombre de personnes doublement infectées a augmenté avec la vague Omicron, révèle un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Publié le 18 janvier
Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

Pour la semaine du 26 décembre au 1er janvier, 3653 personnes ont été infectées à nouveau, selon les chiffres de l’INSPQ. Ce nombre compte pour près de la moitié des doubles infections répertoriées depuis le début de la pandémie. « Mais c’est une semaine où le nombre de cas a explosé », nuance Gaston De Serres, médecin-chef de l’unité immunisation à l’INSPQ.

Malgré la vague Omicron qui augmente le risque d’être infecté à nouveau, ce phénomène demeure marginal, selon le DDe Serres. « Avant l’arrivée d’Omicron, on était à près de 1 % des infections qui étaient des réinfections, explique-t-il. Maintenant, ça a augmenté et l’on parle de près de 30 réinfections par tranche de 1000 cas, ce qui signifie environ 3 % des infections. » Selon lui, le nombre de réinfections pourrait toutefois grimper en 2022, étant donné qu’une grande proportion de la population est touchée par le virus.

Depuis le 28 novembre, aucune des personnes réinfectées n’a été admise aux soins intensifs ou n’a succombé à la COVID-19, d’après le rapport de l’INSPQ. Les hospitalisations parmi les gens doublement infectés lors de cette vague s’élèvent à 26. « C’est une proportion qui est très très très faible », soutient le DGaston De Serres. Le statut vaccinal de ces personnes n’est toutefois pas connu.

Mais jusqu’à maintenant, peu d’études existent au sujet des risques de développer une maladie grave en contractant le variant Omicron lorsque l’on a été infecté par la COVID-19 auparavant, souligne le DDe Serres.