(Québec) Le premier ministre François Legault ouvre la porte à l’imposition de la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé et des services sociaux dans certains secteurs et régions plutôt qu’à une application mur-à-mur de son décret, qui doit entrer en vigueur le 15 novembre.

Fanny Lévesque
Fanny Lévesque La Presse

« On espère d’être capable d’appliquer le décret, on va sûrement être capable de l’appliquer à certains endroits », a expliqué le premier ministre au micro de Paul Arcand, au 98,5 FM, lundi.

« [Le ministre de la Santé] Christian Dubé, par exemple, disait dans les urgences, c’est sûr qu’on va l’appliquer parce qu’il y a un contact très proche avec les patients. Donc, il y a des régions où aussi on va être capable de l’appliquer », a ajouté M. Legault qui réalise une série d’entrevues dans différents médias.

M. Legault a soutenu que le souhait du gouvernement est « d’appliquer [le décret] partout », mais que la pénurie de main-d’œuvre rend l’exercice difficile. « Même s’il y a 3 % des infirmières qui ont refusé d’être vaccinées, c’est un 3 % qu’on a besoin parce qu’il nous en manque déjà 4000. Là, on en a recruté plus de 2000. Ça avance », a-t-il nuancé en faisant allusion à la campagne de recrutement.

Le gouvernement Legault a reporté d’un mois l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire dans le réseau de la santé et des services sociaux alors que la suspension sans solde de milliers de travailleurs non vaccinés aurait entraîné une trop grande pression sur les services. La nouvelle date butoir est le 15 novembre.

Selon un bilan du ministère de la Santé et des Services sociaux daté du 25 octobre, quelque 18 562 travailleurs de la santé et des services sociaux ne sont toujours pas adéquatement vaccinés, dont 13 369 n’ont reçu aucune dose.