(Montréal) Les renseignements recueillis pour connaître le taux de couverture vaccinale du personnel des écoles, cégeps et universités ne permettront pas de savoir avec précision qui est vacciné et qui ne l’est pas, assure la Santé publique.

Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Les données qui seront utilisées par la Santé publique « seront dénominalisées », écrit le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dans un communiqué diffusé mercredi en soirée. C’est donc dire qu’un code sera utilisé pour empêcher que les individus ne soient identifiables.

« L’objectif de la démarche n’est pas d’identifier le statut vaccinal de chaque personne, mais plutôt de déterminer le taux de vaccination global chez le personnel des établissements scolaires. Ce portrait permettra également de gérer plus efficacement les éclosions en milieu scolaire », poursuit le MSSS.

Plusieurs syndicats se sont inquiétés dans les derniers jours du fait que des renseignements personnels de leurs membres, qui travaillent dans le réseau de l’éducation, soient demandés par la Santé publique.

Mercredi, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a mis en demeure une vingtaine de collèges privés d’arrêter la collecte d’informations des enseignants qu’elle représente parce qu’elle se dit inquiète de la sécurité de ces données.

La Santé publique affirme que les données visées par la collecte sont déjà détenues par les établissements et assure qu’elles seront détruites à la fin de la présente année scolaire.