Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, dont la province fait face à une hausse de cas de COVID-19, a annoncé mercredi l’imposition d’un passeport vaccinal à compter du 20 septembre.

Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

Lors d’un point de presse, les autorités ont précisé que les restaurants, bars et cafés qui n’imposeront pas la preuve de vaccination devront fermer leurs salles intérieures. Dans ce cas, les tables à l’extérieur devront accueillir six personnes ou moins.

De plus, à compter du 16 septembre, les rassemblements à l’intérieur pour les gens pleinement vaccinés seront limités à un total de 10 personnes et seront interdits pour les gens non vaccinés.

M. Kenney a avoué qu’il a hésité avant d’approuver la mise en place de ces nouvelles mesures, « mais avec les personnes non vaccinées qui engorgent nos hôpitaux, c’est la seule option responsable qu’il nous reste », a-t-il dit.

Plusieurs provinces, dont le Québec, ont déjà annoncé ou mis en place un système de passeport vaccinal, qui donne accès à certains services non essentiels aux personnes adéquatement vaccinées.

M. Kenney était réticent à l’idée d’instaurer un tel système, craignant que cela crée une atteinte à la vie privée des citoyens. Certains de ses adversaires soutenaient plutôt que le premier ministre ne voulait pas froisser certains membres de son parti.

L’Alberta a levé toutes ses mesures sanitaires liées à la pandémie il y a plus de deux mois, mais la hausse récente des cas a forcé l’annulation de nombreuses chirurgies.

En conférence de presse mercredi, le premier ministre a avoué que cette décision était une erreur.

« La première mission du gouvernement est d’éviter le plus de décès possible. Nous devons affronter la vérité en face. »

Mercredi, la province a rapporté 1609 nouveaux cas et 24 décès, alors que 877 personnes sont hospitalisées, dont 218 aux soins intensifs.

Avec La Presse Canadienne