(Québec) Québec confie au directeur de la campagne de vaccination, Daniel Paré, le mandat de déployer les tests rapides dans les écoles à travers le Québec, au lendemain du « bordel » observé dans les établissements de quatre quartiers chauds du Grand Montréal qui ont commencé à les utiliser.

Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

Le gouvernement fait cette annonce mardi, jour de la rentrée de l’Assemblée nationale, alors que les partis d’opposition ont l’intention de griller le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Ils accusent d’être « systématiquement un coup en retard ».

Environ deux semaines après le retour en classe, Québec donne un mandat à M. Paré pour déployer les tests rapides dans les écoles. Il s’est limité jusqu’ici à les envoyer dans les écoles de Montréal-Nord, Saint-Michel, Parc-Extension, à Montréal, ainsi qu’à Chomedey, à Laval. C’est là où la quatrième vague frappe le plus fort.

Mais comme La Presse l’a rapporté lundi après-midi, les directions d’école de Montréal décrivent le déploiement des tests rapides comme étant « profondément choquant ». On qualifie la situation de « beau bordel », de départ « chaotique ».

Le gouvernement Legault veut corriger le tir. Comme la campagne de vaccination se déroule bien, il a décidé de donner un autre mandat à Daniel Paré, le déploiement des tests rapides dans les écoles partout au Québec. L’objectif est de prévenir les éclosions et éviter la fermeture de classes ou d’écoles. Plus d’une école sur cinq compte au moins un cas actif de COVID-19. Le Québec enregistre une forte hausse des cas chez les moins de 10 ans, qui n’ont pas accès au vaccin pour le moment.

« La très bonne nouvelle, c’est qu’on a donné un défi à Daniel Paré de s’occuper du déploiement [des tests rapides]. C’est un gros défi parce qu’il va falloir, à terme, être dans toutes les écoles primaires du Québec le plus rapidement possible. C’est certain qu’on privilégie présentement Montréal parce que c’est là que sont principalement les éclosions », a expliqué mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé.

M. Dubé assure que l’usage des tests rapides dans les écoles « est un élément important de [sa] stratégie » pour combattre la quatrième vague. Aux accusations de départ « chaotique » pour les tests rapides dans les écoles, le ministre Dubé a rappelé en anglais que « ça semble toujours un peu en désordre » les premiers jours d’un déploiement, citant le début de la vaccination ou du dépistage.

« Je demande aux gens de nous donner quelques jours », a-t-il souligné.

Jusqu’ici, 280 000 tests rapides ont été envoyés ou sont en train d’être expédiés au réseau scolaire. Québec a 1,7 million de tests dans ses entrepôts.

Les partis d’opposition reprochent au gouvernement Legault depuis des mois de ne pas recourir aux tests rapides reçus d’Ottawa. Ils ont demandé leur déploiement à temps pour la rentrée scolaire, mais l’opération, confirmée par le gouvernement quelques jours avant le début des classes seulement, tarde à se mettre en branle.

Avec Fanny Lévesque