(Ottawa) Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande aux personnes immunodéprimées de recevoir une troisième dose de vaccin contre la COVID-19.

Stephanie Taylor La Presse Canadienne

Le comité a publié vendredi l’avis indiquant que les personnes modérément à gravement immunodéprimées ont une réponse plus faible au vaccin.

Ces personnes courent également un plus grand risque de développer des complications et de faire face à l’infection plus longtemps si elles contractent la COVID-19, selon le comité.

« La dose supplémentaire fournit une possibilité d’atteindre une immunité protectrice contre la COVID-19 et ainsi contribuer à l’équité puisqu’un calendrier à trois doses peut être requis pour que la série primaire de vaccins soit efficace dans cette population », indique le CCNI dans un avis écrit.

Il recommande aux personnes immunodéprimées qui ne sont pas encore vaccinées de recevoir trois doses d’un vaccin à ARNm.

L’organisme consultatif indique qu’une dose supplémentaire d’un vaccin à ARNm devrait être fournie à ceux qui sont complètement vaccinés, y compris ceux qui ont reçu des doses mixtes.

« Cette recommandation n’est pas inhabituelle pour les groupes immunodéprimés, pour lesquels nous recommandons souvent des calendriers vaccinaux différents pour les aider à obtenir une meilleure protection », a déclaré la Dre Shelley Deeks, présidente du comité, dans un communiqué.

« Cette dose est différente d’une dose de rappel qui servirait à stimuler une réponse immunitaire qui montre des signes de déclin au fil du temps. »

Le comité dit que les gens ne devraient envisager de prendre un vaccin à vecteur viral comme AstraZeneca que s’ils ont une raison médicale qui les rend incapables de prendre l’un des vaccins à ARNm (Pfizer ou Moderna au Canada), ou ne peuvent pas y avoir accès.

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a dit que les conseils s’appliquaient aux personnes de 12 ans et plus dont le système immunitaire est compromis pour diverses raisons, comme le traitement d’une tumeur ou une infection au VIH non traitée qui a progressé.

« Il existe un très large groupe de personnes qui peuvent avoir un problème de santé sous-jacent ou un traitement qui les a rendus plus immunodéprimés », a-t-elle déclaré lors d’un breffage vendredi.

« Parlez à votre fournisseur de soins de santé et discutez de votre situation particulière. »

Le panel dit qu’il continue d’étudier la nécessité de doses de rappel pour des groupes spécifiques, comme ceux des soins de longue durée.