(Montréal) Si le nombre de cas d’infection à la COVID-19 connaît une hausse, le dépistage, lui, est en baisse, s’inquiète la santé publique de Montréal.

Stéphanie Marin La Presse Canadienne

Ce constat a été communiqué mercredi par David Kaiser, le chef médical en environnement urbain et en santé des populations à la Direction régionale de la santé publique de Montréal.

Il dit constater une « lente » augmentation des cas au cours des dernières semaines, mais au même moment, il voit « que les gens attendent plus longtemps pour aller se faire dépister ».

Entre le début de leurs symptômes et leur test de dépistage, des délais de trois jours, voire plus, ont été relevés par le personnel du réseau de la santé.

Cela rend non seulement le travail de la Santé publique plus ardu, mais cela augmente aussi le risque de transmission à quelqu’un d’autre, juge-t-il.

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, il avait ce message pour la population : « Si l’on veut contrôler la transmission qu’on a en ce moment, le dépistage est un outil super important. »

Il conçoit qu’en plein été les citoyens n’aient pas envie de s’isoler et de se faire dépister, mais il juge qu’il faut miser sur un contrôle de la transmission dès maintenant pour assurer une rentrée sécuritaire.