(Ottawa) L’Agence de la santé publique du Canada ajoute le syndrome de fuite capillaire aux effets secondaires possibles liés à l’administration de vaccins à vecteurs viraux contre la COVID-19, tels ceux portant les étiquettes Oxford-AstraZeneca et COVISHIELD.

Jean-Philippe Denoncourt La Presse Canadienne

Le syndrome de fuite capillaire est une maladie très rare, mais qui peut être grave. Elle entraîne une fuite de liquide des petits vaisseaux sanguins, ce qui peut causer de l’hypotension artérielle, de l’œdème, principalement dans les bras et les jambes, de même qu’une prise de poids soudaine

Les personnes qui présentent l’un de ces symptômes dans les jours suivant la vaccination sont invitées à consulter un médecin sans délai.

Santé Canada est en processus pour pour déterminer si l’étiquetage des vaccins contient l’information pertinente. Il pourrait inclure un avis pour déconseiller l’utilisation du vaccin chez le personnes ayant déjà souffert du syndrome de fuite capillaire.

Plus tôt en juin, l’Agence européenne du médicament a fait part de six cas de syndrome de fuite capillaire chez des personnes ayant reçu un vaccin AstraZeneca. Dans l’Union européenne (UE) et au Royaume-Uni, 78 millions de doses de vaccins à vecteurs viraux avaient été administrées en date du 27 mai dernier.

L’Agence de la santé publique du Canada signale que les rapports examinés ont révélé que certaines des personnes touchées avaient déjà souffert de cette affection auparavant.

Au Canada, en date du 11 juin dernier, un seul cas de syndrome de fuite capillaire avait été relevé.

Les vaccins AstraZeneca et COVISHIELD ont déjà été associés à de rares possibilités de formation de caillots sanguins avec faible concentration de plaquettes sanguines.

D’autre part, des réactions de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, et de péricardite, une inflammation de l’enveloppe du cœur, ont été observés suite de la vaccination contre la COVID-19 avec des vaccins à ARNm, tels Pfizer-BioNTech et Moderna.