(Saint-Jean) Les autorités sanitaires de Terre-Neuve-et-Labrador affirment que le variant B.1617.2, détecté pour la première fois en Inde, est à l’origine d’une éclosion de COVID-19 qui se propage au centre de la province.

La Presse Canadienne

Les autorités signalaient mercredi quatre nouveaux cas de COVID-19, dont deux liés à cette éclosion, qui implique maintenant 46 infections confirmées. La docteure Janice Fitzgerald, médecin hygiéniste en chef de la province, affirme que les traceurs de contacts tentent toujours de déterminer exactement où et comment cette nouvelle éclosion a commencé.

La docteure Fitzgerald a déclaré en point de presse mercredi que certaines des personnes infectées avaient eu leur première dose de vaccin, mais elle ne pouvait pas dire combien. Depuis lundi, un secteur de 170 km de large, entre Badger et Gambo, fait l’objet de restrictions sanitaires accrues, alors que les autorités tentent de contenir la transmission dans la communauté.

On comptait mercredi 93 infections actives dans la province, dont six personnes hospitalisées en raison de la maladie.

Ailleurs dans l’Atlantique

Au Nouveau-Brunswick, les autorités disent avoir identifié un cas de COVID-19 contracté par transmission communautaire. Cette infection touche une personne de la région sanitaire de Fredericton et les autorités croient qu’il s’agit d’une souche différente de celle actuellement présente dans la région.

La santé publique a signalé 10 nouvelles infections mercredi, dont six dans la région de Moncton et les quatre autres dans la région de Fredericton. Il y a maintenant 134 infections actives déclarées dans la province, y compris cinq personnes hospitalisées en raison de la maladie, dont une aux soins intensifs.

La Santé publique a d’autre part déclaré que l’éclosion à la résidence étudiante « Magee House » de l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, est officiellement terminée.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé mercredi que des rendez-vous peuvent être fixés pour que les jeunes de 12 à 17 ans puissent recevoir leur première dose du vaccin Pfizer-BioNTech. Les jeunes de 16 ans et plus peuvent fixer leur propre rendez-vous, alors que les jeunes de 12 à 15 ans doivent avoir le consentement d’un parent ou tuteur.

Enfin, les personnes qui avaient reçu l’AstraZeneca en première dose il y a au moins huit semaines et qui sont âgées de 55 ans et plus peuvent maintenant recevoir leur deuxième dose. Cela doit se faire « avec le consentement éclairé de chaque personne admissible », admet le gouvernement, qui précise que l’approvisionnement est « limité ».

La médecin-hygiéniste en chef, Jennifer Russell, a soutenu mercredi que plus de la moitié de la population du Nouveau-Brunswick avait désormais reçu au moins une dose d’un vaccin. « Au cours des semaines à venir, nous fournirons des deuxièmes doses afin d’augmenter le niveau de protection », a-t-elle dit.

En Nouvelle-Écosse voisine, on signalait mercredi 37 nouveaux cas de COVID-19. Les responsables de la santé ont identifié 22 nouveaux cas dans la région de Halifax, 11 dans la zone est de la province et quatre dans la zone nord.

La province compte actuellement 787 cas actifs connus, avec 72 personnes hospitalisées, dont 19 aux soins intensifs. Mardi, 521 053 doses de vaccin avaient été administrées et 42 205 personnes ont maintenant reçu leur deuxième dose.