La région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pourrait passer au palier vert d’ici quelques semaines, a indiqué la Santé publique régionale en point de presse jeudi matin. La réouverture de la région aux touristes, par contre, sera seulement réévaluée à la fin mai.

Ariane Krol
Ariane Krol La Presse

« C’est tout à fait réaliste de penser qu’on sera au vert dans quelques semaines, un mois », a déclaré DYv Bonnier-Viger, directeur régional de la santé publique de Gaspésie-Île-de-la-Madeleine.

Ce scénario est envisageable si la région revient à la situation qui prévalait il y a quelques semaines, avec un seul nouveau cas par jour, et parfois aucun, et que la situation épidémiologique du reste du Québec n’est pas problématique, a précisé le DBonnier-Viger. « Il va falloir apprécier évidemment notre environnement global. »

« Le vert, ce ne sera pas sans restriction comme l’année passée », a toutefois prévenu le DBonnier-Viger. Les restrictions qui seraient maintenues n’ont pas été mentionnées, « mais il va y avoir beaucoup de relâchement des mesures du jaune ».

« Les autres régions ont avantage à ce que nous passions au vert pour expérimenter comment ça se passe », a fait valoir le directeur de santé publique.

Il est toutefois encore « beaucoup trop tôt pour dire » quand la région, qui est actuellement interdites aux visiteurs de l’extérieur, sauf pour les déplacements essentiels, pourra recevoir à nouveau des touristes.

La Santé publique fera une évaluation « vers la fin mai ». Si cette évaluation était faite ce jeudi, la réponse serait toutefois négative, parce que la différence de circulation du virus entre les régions du Québec est encore trop importante, a expliqué le DBonnier-Viger.

Selon le bilan diffusé la veille, l’ensemble de la région comptait 31 cas actifs, dont 11 nouveaux cas depuis la veille, pour un total de 1864 cas, dont 46 décès, depuis le début de la pandémie.

Les quatre éclosions actuellement actives dans la région (une à Marsoui, une à Gaspé et deux à Paspébiac) sont toutes causées par des variants, ce qui indique que ces virus sont venus d’autres régions, a précisé la Santé publique jeudi.