Malgré la stabilité « assez remarquable » de la situation épidémiologique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le directeur régional de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), le DDonald Aubin, demeure préoccupé, parce que contrairement à la moyenne provinciale, le nombre de nouvelles infections ne diminue pas dans la région.

Ariane Krol Ariane Krol
La Presse

Une moyenne quotidienne de 27 à 28 nouveaux cas, de huit hospitalisations et de 200 à 220 cas actifs au cours des quatre dernières semaines, « c’est d’une stabilité qui est quand même assez remarquable », a souligné le DAubin en point de presse mercredi après-midi.

Une stabilité qui l’inquiète « un petit peu » dans le contexte où « presque l’ensemble du Québec est à la baisse, particulièrement depuis les 15 derniers jours ».

« Une courbe qui est stable est toujours une courbe très risquée parce que la stabilité, dans une situation comme on vit là, est difficile à maintenir. »

Un ou deux facteurs ont suffi à entraîner une détérioration « importante et rapide » dans d’autres régions, a-t-il rappelé.

Les enquêtes montrent qu’il y a encore des rassemblements et beaucoup de contacts, a mentionné le DAubin en appelant la population « à réduire un peu le nombre de contacts ».

Le directeur de santé publique n’en a pas moins remercié l’ensemble de la population pour avoir contribué à éviter de fortes hausses malgré la progression du variant britannique, aujourd’hui impliqué dans la moitié des cas actifs de la région.

« Malgré tout, on tient. Ça veut dire qu’il y a quand même une adhésion qui est quand même assez bonne. »

La région, qui « se situe entre l’orange et le rouge » en termes de données épidémiologiques, demeure au palier orange.

« On est donc sur la ligne. Donc c’est dans ce sens-là que j’informe la population qu’il y a un risque », a précisé le DAubin. Mais pour l’instant, « on est quand même dans une position dans laquelle où on n’irait pas vers le rouge ».