(Ottawa) Après avoir envoyé du renfort militaire en Ontario, le gouvernement fédéral vole au secours de la Nouvelle-Écosse en y déployant aussi l’armée, et se dit prêt à prêter main-forte à l’Alberta également.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé mardi en conférence de presse que des membres des Forces armées canadiennes (FAC), incluant des infirmières, ont commencé à être déployés en Ontario pour mener une opération d’assistance dans la province.

« Soyons clairs : envoyer des femmes et des hommes en uniforme aider en Ontario est une étape sérieuse. Nous faisons cela, car la situation l’exige », a-t-il déclaré après avoir transmis ses pensées à la famille et aux proches d’Emily Victoria Viegas, une adolescente de 13 ans de Brampton morte des suites de la COVID-19.

Mais l’Ontario n’est pas la seule province où le nombre de cas est préoccupant, a-t-il enchaîné.

La Nouvelle-Écosse, en particulier la capitale, Halifax, est également aux prises avec une augmentation des cas – si bien que le premier ministre, Iain Rankin, a annoncé un confinement dans l’ensemble de la province pour les deux prochaines semaines, mardi après-midi.

Le gouvernement néo-écossais a fait état mardi de 96 nouveaux cas de COVID-19, dont 90 dans la région de Halifax. Lundi, 66 cas avaient été signalés, et dimanche, 63.

À la demande du premier ministre Rankin, Ottawa y a envoyé des militaires.

« Alors là aussi, nous envoyons de l’aide. Nous déployons 60 membres des Forces armées canadiennes dans des centres de dépistage. Cela contribuera à freiner la propagation du virus », a fait valoir le premier ministre Trudeau.

L’Alberta aussi sous surveillance

Et ce n’est pas tout : Ottawa surveille aussi de près la situation en Alberta.

En fin de semaine, la région où se trouve la ville de Fort McMurray a déclaré l’état d’urgence.

« Notre gouvernement a demandé à l’Alberta de quel soutien ils pourraient avoir besoin pour assurer la sécurité des gens et reprendre le contrôle de la situation », a indiqué Justin Trudeau.

D’autre part, considérant que « pour arriver à vaincre ce virus, il faudra l’éliminer partout », le gouvernement tente de trouver un moyen de venir en aide à l’Inde, où les hôpitaux sont sursaturés et aux prises avec des pénuries de ressources médicales matérielles.

Le Canada pourrait envoyer du matériel médical, et faire un don de 10 millions à la Croix-Rouge de l’Inde, via la Croix-Rouge canadienne, a signalé le premier ministre.

Vaccination

Le premier ministre, qui a reçu vendredi dernier le vaccin d’AstraZeneca avec sa femme Sophie Grégoire, a tenu à féliciter les gens de sa génération, les « X », qui ont comme lui relevé les manches ces derniers jours pour recevoir une injection.

Le Canada doit recevoir cette semaine près de deux millions de doses de vaccins, y compris les quelque 300 000 doses initiales du vaccin à une dose de Johnson & Johnson (Janssen). La majorité des doses viendra de Pfizer-BioNTech, cependant.

« On espère qu’on est à la dernière phase de cette pandémie », a laissé tomber Justin Trudeau.

« Chaque fois qu’on garde nos distances et qu’on porte un masque, on se rapproche des jours meilleurs qui nous attendent – quand on pourra manger entre amis sur une terrasse ou organiser un grand barbecue familial dans la cour arrière », a-t-il ajouté.

Avec La Presse Canadienne